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    Eau: La moitié des réserves de la région menacée
    Kristel van der Elst, co-auteur du rapport Risques globaux Mena

    Par L'Economiste | Edition N°:3394 Le 29/10/2010 | Partager

    . Si rien n’est fait, dans 50 ans gros risques hydriques - L’Economiste: Quels sont les risques auxquels sont conffrontés les pays du Mena?- Kristel van der Elst: Nous avons surtout mis l’accent sur les problématiques de pénurie d’eau, de la sécurité énergétique et le manque d’investissement dans les infrastructures, dans la région. Ce qui est frappant, ce sont des risques extrêmement et fortement liés, et la gestion de l’un nécessite automatiquement celle de l’autre. L’autre impératif que souligne le rapport est la nécessite de gérer ces risques à un niveau régional autour d’une réflexion globale. Bien sûr, chaque pays peut travailler à une stratégie pour faire face à ces risques sur le plan national, mais une réflexion pour une gestion régionale les pays du Mena plus résistants. Ainsi, si rien n’est fait, la région sera en déficit d’eau en 2050 de presque de 50%. Sachant que 80% de l’eau utilisée dans cette région va dans l’agriculture, on imagine déjà l’impact sur l’alimentaire. De plus, les énergies alternatives et le dessalement des eaux de mer ne sont pas encore disponibles. Alors, si toutes ces contraintes ne sont pas gérées rapidement et d’une manière globale, la région sera face à de gros problèmes. - Comment le rapport a été accueilli?- Il a été très bien accueilli. Il faut noter aussi que le rapport n’a pas été fait à Genève seulement mais en collaboration avec les membres experts désignés par la région. - Est-ce réaliste de prôner une solution régionale, sachant qu’il y a des conflits un peut partout?- Je suis une optimiste. Un des problèmes de l’instant est l’inexistence d’institutions régionales à même de gérer les risques à l’échelle de la région. Justement, le Forum économique mondial pour le Mena réfléchit actuellement à quels modèles d’institutions et types de plateformes à créer au niveau régional. - Avez-vous des pistes?- Pour le moment, nous avons réussi à poser le débat sur ces sujets cruciaux. L’objectif est d’emmener les décideurs de la région à se saisir de cette opportunité pour dépasser les conflits. A charge pour eux de trouver la meilleure approche. Propos recueillis par B. B. & B. T.

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