×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Web: La Toile fête ses dix ans

Par L'Economiste | Edition N°:1166 Le 17/12/2001 | Partager

. Le premier site Web donnait accès à un annuaire téléphonique . C'est la société Netscape qui a été la première à se lancer dans la technologie de la “Toile”Le 12 décembre 1991 s'ouvrait le tout premier site Web des Etats-Unis, à l'Université de Stanford (Californie). La chose ne payait pas de mine: quelques pages peu folichonnes destinées aux chercheurs du Slac, le Stanford Linear Accelerator Center. Elles donnaient accès à l'annuaire téléphonique du labo ainsi qu'à une base de données sur la physique des hautes énergies. L'annuaire a eu tout de suite beaucoup de succès.Rien de spectaculaire, mais de quoi titiller, une décade plus tard, la fibre commémorative de l'Amérique. Début décembre, Stanford a organisé un symposium de deux jours pour célébrer les dix ans de la “Toile”, avec des interventions des “pères” du World Wide Web, Tim Berners-Lee et Robert Cailliau. Ces deux hommes posèrent, fin 1990, au Cern de Genève (Laboratoire européen de physique des particules), les fondations de la “Toile”. L'Europe n'est pas rancunière: elle a laissé la Californie souffler les bougies qu'elle avait allumées.Il est vrai que Stanford, université nichée au beau milieu de la Silicon Valley, a eu un rôle non négligeable dans le démarrage du Web. En septembre 1991, un physicien du Slac, Paul Kunz, rencontre Berners-Lee et Cailliau à Genève. Le concept des liens hypertextes, tourné a priori vers le développement de systèmes de documentation, n'avait pas séduit Kunz jusqu'alors: “Je n'avais absolument aucun intérêt pour ce type de systèmes. Quel développeur de logiciel peut s'amuser en faisant des outils documentaires?” Mais il voit soudain la chose d'un oeil différent: “Au Slac, nous avions une base de données très importante, bien connue des gens de la physique des hautes énergies, se souvient Kunz dans un français approximatif. En ce temps-là, il était difficile d'accéder à distance à la base par Telnet (un des premiers protocoles du Net, NDLR) ou par e-mail. Je me suis dit que ça serait bien plus simple avec le Web”. Quelques semaines plus tard, une équipe du Ferlimab (centre de recherches américain) crée un site à son tour. Ce n'est pas leur “haute énergie” qui a fait des spécialistes de la physique des particules les pionniers de la “Toile”, mais les contraintes mêmes de leur discipline. “Une équipe qui mène une expérience au Cern ou au Slac regroupe jusqu'à plusieurs centaines de personnes de toutes nationalités. Cela poussait au développement de systèmes d'informations accessibles dans le monde entier. Voilà comment la science fondamentale peut accoucher d'applications utiles au grand public”, souligne Kunz.


Fusée Web

Un grand public découvre la “Toile” avec la diffusion, en février 1993, du premier navigateur digne de ce nom, Mosaic, conçu par Marc Andreessen, du NCSA (National Center for Supercomputing Applications, Illinois). Le Web compte alors une maigre cinquantaine de sites. Deux mois plus tard, la direction du Cern renonce à toute royalty sur les technologies de la “Toile”. En mars 1994, Andreessen quitte le NCSA pour fonder une entreprise qui deviendra par la suite Netscape. Peu après, la société s'installe dans la Valley, non loin de Stanford. La boucle est bouclée, la fusée Web s'apprête à décoller.Edouard LAUNET Syndication L'Economiste-Libération (France)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc