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Washington très généreux avec ses agriculteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2160 Le 29/11/2005 | Partager

. Les aides directes atteignent des niveaux record. Elles bénéficient aux plus riches au grand dam des pays pauvresPROMPTS à dénoncer l’Union européenne sur les subventions agricoles, les Etats-Unis accordent eux-mêmes à leurs agriculteurs une véritable manne d’aides en tout genre.Lors des dix dernières années, les paiements, subventions et soutiens financiers divers pour les prix, revenus et la production, tous financés avec l’argent du contribuable américain, ont atteint 143,8 milliards de dollars, selon le groupe de recherche indépendant Environmental Working Group (EWG). A titre de comparaison, le budget annuel de la Politique agricole commune de l’Union européenne s’élève à 44 milliards d’euros (environ 52,8 milliards de dollars).Et pour 2005, le montant total des seules aides directes aux agriculteurs devrait s’élever au niveau record de 22,6 milliards de dollars, selon les prévisions du ministère américain de l’Agriculture. Cela représentera une hausse de plus de 9,3 milliards de dollars par rapport à 2004.Les différentes aides gouvernementales actuelles sont pour l’essentiel définies par la «Farm Bill» de 2002, vaste programme avec une enveloppe prévue de plus de 173 milliards de dollars sur 10 ans, bénéficiant surtout aux céréaliers, producteurs de coton, sucre et produits laitiers.Comme en Europe, les aides les plus juteuses ont surtout bénéficié lors de la dernière décennie aux exploitations agricoles les plus riches, selon EWG.Ainsi, 72% (plus de 104 milliards de dollars) de la manne publique est allée à 312.000 entreprises ou coopératives les plus importantes aux Etats-Unis, soit à peine 10% de l’ensemble des bénéficiaires.Le travail continu du lobby agricole, très puissant aux Etats-Unis, s’est traduit par une concentration géographique et politique notable des aides, toujours selon l’EWG.Autre innovation, depuis 2002, un programme de soutien des revenus face aux imprévus frappant les récoltes et leurs prix devait permettre aux agriculteurs de récupérer quelque 4,16 milliards USD d’aides directes en 2005, selon le ministère.Ces paiements, pour soutenir les prix, remplacent les différentes aides d’urgence et sont désormais calculés sur la base de la production passée et non pas sur le rendement actuel des producteurs de céréales, riz, oléagineux, cacahouettes et coton, entre autres.Pour le secteur hautement sensible du coton, l’un des plus subventionnés au grand dam des petits producteurs africains comme ceux du Mali ou du Burkina Faso, les producteurs américains ont gagné l’an dernier autant en subventions (4,2 milliards de dollars) qu’en vendant leur coton, a souligné l’Organisation non gouvernementale Oxfam dans un récent rapport.Sur les 15 dernières années, selon la même source, les producteurs américains ont touché 18 milliards de dollars de subventions, soit une aide de 86 cents du gouvernement pour chaque dollar gagné sur les ventes.Cette politique de soutien massif a contribué à d’importantes distorsions et une réduction des prix du coton sur le marché mondial de 35%, au désespoir de millions de familles pauvres de producteurs africains non subventionnés, a souligné Oxfam.


La Grande-Bretagne très ennuyée

Le président de la Confédération de l’industrie britannique (CBI), John Sunderland, a appelé l’Europe et les Etats-Unis à supprimer les subventions agricoles qui biaisent le commerce mondial, lundi 28 novembre à l’ouverture de la 40e conférence annuelle de la CBI. «Les activités agricoles aux Etats-Unis et en Europe fournissent moins de 2% du PIB et emploient une proportion similaire de la population active», a souligné Sunderland.«Pourquoi les leaders politiques ont-ils si peur d’une minorité, dont nous payons tous les subventions?» a-t-il poursuivi, demandant à l’Europe et aux Etats-Unis «d’avoir le courage de passer outre les intérêts obsolètes, de briser les barrières de résistance». Dans le même temps, «les principaux pays émergents comme l’Inde et le Brésil doivent ouvrir leurs frontières, en particulier aux pays les moins développés», a dit le président de la CBI.Synthèse L’Economiste

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