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    Wall Street, bien parti pour 2006

    Par L'Economiste | Edition N°:2165 Le 06/12/2005 | Partager

    . Elle profiterait du redressement monétaire en Europe. Les obstacles du “redécollage” ont tous été levés Après une année 2005 remarquable pour les bourses européennes, 2006 risque d’être plus profitable à Wall Street qu’à la zone euro où la Banque centrale européenne entame un resserrement monétaire dans une conjoncture économique maussade. En Europe, les principales bourses ont enregistré de très belles performances en 2005, touchant des niveaux jamais atteints depuis 2002. Londres affiche une hausse de 14% depuis le début de l’année, Francfort 24%, Paris 21% et le DJ Eurostoxx 50, regroupant les 50 plus grandes capitalisations européennes, 18%. A New York, la hausse a été nettement plus modeste: le Dow Jones gagne à peine 1% et le Nasdaq 4%. L’explication à cet écart: le relèvement ininterrompu des taux de la Réserve fédérale américaine depuis juin 2004 à chacune de ses réunions (à peu près mensuelle), un dollar qui progresse face à l’euro et surtout un rattrapage depuis 18 mois des valeurs européennes, jugées peu chères par rapport à leurs consoeurs américaines au vu de leurs résultats. Mais “il faut que le marché américain redécolle en 2006 pour offrir un nouveau potentiel de hausse à l’Europe”, a estimé Jean-Paul Pierret, analyste boursier européen. Les obstacles à une progression de Wall Street ont été levés, selon lui, puisque la Fed devrait interrompre sa politique de resserrement monétaire en 2006, la croissance économique aux Etats-Unis va se poursuivre, tout comme celle des résultats des entreprises américaines, attendue à 12% en 2006, contre 14% en 2005. En revanche en Europe, la donne change radicalement, car la Banque centrale européenne devrait continuer à monter ses taux en 2006, selon des économistes. Un premier relèvement, depuis cinq ans, est intervenu jeudi 1er décembre, avec une hausse de 25 points de base des taux directeurs de la BCE, à 2,25%. Or, dans un contexte de hausse continue des taux en zone euro, la monnaie unique va finir par remonter par rapport au dollar, ce qui constitue une mauvaise nouvelle pour les nombreuses entreprises européennes qui produisent en zone euro mais vendent en dollar ou sont très implantées à l’étranger, notamment dans le secteur industriel ou technologique. Par ailleurs, les actions européennes ne sont plus si bon marché. En 2005, les investisseurs ont continué de préférer les actions européennes, qui affichaient une décote de 17% en début d’année par rapport aux américaines, et n’affichent plus que 7% actuellement. “Mais depuis un mois, c’est le contraire qui s’opère, puisque des investisseurs commencent à préférer les actions américaines. Et cette tendance devrait se poursuivre en 2006”, a commenté Teun Draaisma, stratège boursier chez Morgan Stanley. Selon Morgan Stanley, l’indice MSCI Europe, qui regroupe 600 valeurs européennes, soit 80% de la capitalisation boursière du Vieux continent, devrait finir 2006 inchangé, après une hausse de 20% en 2005.Synthèse L’Economiste

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