×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Courrier des Lecteurs

    Wafasalaf: La contribution libératoire a pesé sur les résultats 1998

    Par L'Economiste | Edition N°:587 Le 03/09/1999 | Partager

    · Pour se refinancer, Wafasalaf préfère les bons de sociétés de financement
    · Les dotations aux provisions ont plus que doublé en 1998

    Les résultats sociaux de Wafasalaf de 1998 dénotent une progression et une maîtrise des coûts. Bien que la contribution libératoire et la baisse graduelle des taux d'intérêt conventionnels en aient amputé une partie, les chiffres dégagent des variations positives. Ainsi, le résultat d'exploitation de Wafasalaf au terme de l'exercice 1998 s'est établi à 101,5 millions de DH contre 87,8 millions en 1997, soit une progression de 15,55%. Le résultat avant impôt, lui, s'est élevé à 96,7 millions de DH, alors que le résultat net s'est établi à 55.2 millions de DH. Ce qui a porté le résultat à affecter à 102,9 millions de DH.
    Le résultat après impôt a dégagé une progression de 10,10% par rapport à l'exercice précédent. La variation aurait pu être plus importante (22,90%) dans l'absence de la contribution libératoire. Pour se libérer, Wafasalaf a dû décaisser 6,4 millions de DH au Fisc.
    Outre cette charge exceptionnelle, des facteurs intrinsèques au crédit à la consommation ont modéré les variations. Citons à cet égard la baisse des taux d'intérêt conventionnels. Ces derniers ont affiché un recul graduel sur trois périodes. D'octobre 1997 à mars 1998, ils étaient à 19,64%. Ils ont baissé à 19,54% entre avril et septembre de la même année. Finalement, ils se sont stabilisés à 18,65% entre octobre et fin mars 1999. De plus, la progression du crédit à la consommation dans son ensemble en 1998 a été moins rapide que celle de l'année d'avant. De 50% en 1997, la variation au terme de 1998 a été de 32,6%. Cette évolution a été la conséquence de "l'érosion de la marge d'intermédiation due à la forte concurrence qui caractérise la place'', expliquent les responsables de Wafasalaf dans le rapport annuel.
    Concernant la maîtrise du risque, la société de crédit à la consommation a développé et mis en place des guides uniformes d'acceptation pour tous ses commerciaux. Il faut noter également que les dotations aux provisions ont évolué de 107%. Elles se sont chiffrées à 61,4 millions de DH en 1998, portant leur montant total à 137,05 millions de DH.
    Pour s'autofinancer, Wafasalaf a privilégié les émissions de bons de sociétés de financement (BSF). Ces derniers ont fait l'objet d'un programme d'émission de 419 millions de DH. Globalement, l'encours est passé de 381 millions de DH en 1997 à 800 millions à fin décembre dernier. Les responsables de la société précisent que de nouvelles lignes de crédit à moyen terme ont été négociées avec les banques.
    Par ailleurs, Wafasalaf a affiché en 1998 un montant de financement de 1,5 milliard de DH, soit une progression de 16% par rapport à 1997. La répartition par type de crédit dégage une prépondérance des prêts non affectés avec 60% de l'enveloppe globale. En terme de progression, l'équipement des ménages vient en tête (+145%). Les crédit automobile a évolué, lui, de 14%.

    Khalid TRITKI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc