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Wafabank prône la banque dans la banque

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

La troisième banque privée se fixe trois priorités pour son développement: maîtrise du risque et des coûts tout en veillant à la performance commerciale.


La vision stratégique du groupe Wafa part du métier de banque pour édifier un groupe financier intégré. L'ambition de départ a été de créer des unités spécialisées ayant une position de leader sur leur marché respectif. C'est chose faite pour la plupart des filiales du groupe et, notamment, Wafasalaf, Wafabail, Wafa Mon-étique. Cependant, la politique du groupe ne s'est pas arrêtée à la simple filialisation des grands métiers. La spécialisation s'est même étendue à la banque commerciale. Banque des entreprises et banque des particuliers & professionnels couvrent, chacune de son côté, un réseau d'agences spécifiques. La première couvre près de 25.000 entreprises domiciliées dans 10 agences. La seconde totalise près de 200.000 clients de 150 agences.
Pour l'heure, 80% des dépôts collectés émanent des particuliers, y compris les RME. Pourtant, cette catégorie ne bénéficie que de 20% du total des engagements. "L'une des priorités actuelles de la banque est de rééquilibrer ce rapport, sachant que le potentiel de croissance se situe sur ce segment de clientèle", affirme M. Mustapha Nafakh Lazraq, DGA, chargé de la direction du Groupe Marché des Particuliers & des Professionnels.

L'organisation choisie est fondée sur la synergie entre banque classique et filiales en vue de proposer une offre globale de produits couvrant tous les métiers du groupe. La stratégie du groupe Wafa s'articule aujourd'hui autour de trois grands axes.
Premier leitmotiv: la maîtrise du risque. Ce n'est pas un vain mot compte tenu de sa détérioration croissante. "Concernant l'octroi de crédit aux entreprises, la banque commerciale n'est plus seule à évaluer le risque. Une seconde lecture des dossiers de crédit quels qu'ils soient est désormais effectuée au niveau du siège", précise M. M'Hamed Abbad Andaloussi, DGA chargé de la Direction Financière. L'effort effectué en matière de systèmes d'information entre réseau et siège contribue, selon lui, à optimiser les délais de traitement. En outre, la banque s'attache à couvrir un large éventail de secteurs afin de répartir le risque. Le taux de contentialité est, lui, passé de 9,8 à 7,7% entre 1994 et 1996. L'objectif est de le ramener à 3%. Pour les particuliers, la banque se dote, à l'instar de sa filiale Wafasalaf, des méthodes de scoring permettant la classification, la cotation et le suivi du risque en fonction de plusieurs critères.

Deuxième priorité: la per-formance commerciale. Il s'agit de développer une culture marketing dans le réseau, d'améliorer la disponibilité de la force de vente en équipant le réseau des outils de gestion et de traitement des opérations courantes. L'objectif est d'orienter le plus d'employés vers l'activité commerciale. Près de 200 employés administratifs ont suivi cette voie.
La maîtrise des coûts constitue le troisième cheval de bataille du groupe. Pour preuve, le ratio d'exploitation (frais généraux/ PNB) est passé de 43 à 41,8% entre 1995 et 1996. Il est précisé que le groupe dispose d'outils de mesure du prix de revient de chaque opération.
"Mais toutes ces ambitions ne peuvent se concrétiser sans le respect des standards de qualité", rappelle M. Abdellah Bennani, PDG du groupe. C'est là où se situe la bataille de la compétition. Des contacts sont engagés avec la BFCE en vue de mener une démarche qualité avec la perspective d'une certification ISO à moyen terme. La charte des valeurs adoptée par le personnel devrait être le catalyseur du processus.


Les nouveaux outils


· Le groupe Wafa se prépare à passer au système d'information en temps réel centralisé. Il permettra le pilotage en direct des agences et réaliser des gains de productivité, de qualité de service. Un chantier colossal qui devrait s'achever à la veille de l'an 2000.
· La mise en place de la gestion Asset Liabilities Management (ALM) est en bonne voie. Ce système permettra une gestion rationnelle des postes du bilan et de tirer meilleur profit des produits de taux et de change.
Les conventions sont arrêtées et définies et le groupe s'engage dans la phase de sa mise en oeuvre. Le démarrage est prévu pour janvier 1998.

Les hommes du président


La garde rapprochée de M. Abdelhak Bennani est composée de deux directeurs généraux, MM. Hassan El Kouhen, en charge également de la Direction du Marché des Entreprises et des Institutionnels, et Abdellatif Ghazouani, qui est à la tête de la Direction des Risques.
Viennent ensuite, la demi-dizaine de directeurs généraux-adjoints: il s'agit respectivement de MM. Lahbib Mseffer, qui s'occupe de la Direction des Ressources Humaines et de la Fondation Wafabank, Abbes Mtioui Mechkouri, chargé de la Direction des Opérations du groupe
Le quatrième DG adjoint est M. Abbad Andaloussi. Il est chargé de la Direction Financière du groupe. A noter sa position particulière dans l'organisation du groupe. La Direction Financière assume le rôle de Secrétariat du Conseil d'Adm-inistration et du Comité Exécutif de l'établissement, une sorte d'interface entre la Direction Générale et le Conseil d'Administration. Outre la planification à moyen et court termes, la Direction Financière assure aussi le contrôle de gestion du groupe. C'est elle qui renseigne le Conseil d'Administration si l'entreprise est sur la bonne direction par rapport à ses objectifs. Elle suggère, le cas échéant, les mesures correctives pour rectifier le tir. C'est une structure qui est très proche de la Direction Générale.
M. Mohamed Bennani, directeur général-adjoint, dirige la Direction des Marchés des Capitaux; M. Mustapha Nafakh Lazraq, directeur général-adjoint chargé de celle du Marché des Particuliers et des Professionnels.

Carte de visite.


Le capital de Wafabank s'élève à 602,43 MDH. Il est contrôlé à hauteur de 46% par Wafa Assurance et la holding familiale du Groupe Kettani. Le groupe Crédit Agricole-Indosuez détient 9,5%, BBV (Banco Bilbao Viscaya), le nouvel actionnaire, 5,9%. Le reste, soit 38,3%, circule en bourse entre les particuliers, des personnes morales et des institutionnels. La spécialisation a mené le groupe à la constitution de 13 filiales dont Wafa Assurance. Le mécénat et le volet caritatif sont logés dans la Fondation Wafabank.

Mouna KABLY & Abashi SHAMAMBA

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