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Entreprises

Wafabank prend position dans Crédit du Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:525 Le 09/06/1999 | Partager

· Le groupe contrôle déjà 17% de la filiale marocaine du Lyonnais

· Après la formation du Pôle BMCE-Bank-Al Wataniya, un deuxième rapprochement stratégique dans la banque marocaine

· Inconnus pour quelques semaines encore, les effets des regroupements en France

Le groupe Wafabank a racheté à BMCE-Bank 17% du capital de Crédit du Maroc. Wafa Assurance, société mère de Wafabank, a pris 10% et Wafabank proprement dite, 7%.
M. Othman Benjelloun avait annoncé officiellement (Cf L'Economiste du lundi 17 mai 1999) son intention de céder les 20% que BMCE-Bank détenait dans la filiale marocaine du Crédit Lyonnais. Il avait précisé qu'il effectuerait ces opérations "sans perturber les stratégies du Crédit du Maroc et du Crédit Lyonnais". La place s'attendait à ce que le groupe Wafabank se mette sur les rangs. En effet, il existe déjà des liens organiques, effectifs ou virtuels, entre lui et le Crédit du Maroc, via les banques européennes.
Sont présents dans le tour de table de Wafabank, les Français Crédit Agricole en Indosuez (le premier vient de reprendre le second) et l'Espagnol BBV. Wafabank a développé une coopération active avec ces deux établissements et tout particulièrement avec le Crédit Agricole-Indosuez. Or, ce groupe vient d'être pressenti par le gouvernement français pour la reprise du noyau dur du Crédit Lyonnais. La décision devrait être prise d'ici la mi-juillet, mais elle ne fait pas de doute aux yeux des observateurs.
"Parallèlement, l'offre publique d'échange lancée par la BNP, quelle qu'en soit l'issue, va contribuer à la reformulation du paysage bancaire marocain", souligne M. M'Hamed Abbad Andaloussi, directeur général-adjoint de Wafabank. Il ajoute que "les conséquences seront visibles au Maroc bien avant" les cinq années de délai que fixent les cadres, en France, de la Société Générale et de la BNP (banque mère de la BMCI).

En ce qui concerne le rapprochement Wafabank-Crédit du Maroc proprement dit, trois hypothèses sont analysées. Soit le nouveau Lyonnais vend tout, "auquel cas nous nous porterons naturellement acquéreurs", affirme M. Abbad Andaloussi. Soit c'est la stratégie du Crédit Agricole qui prévaut, c'est-à-dire une banque universelle en France et de banques d'affaires à l'étranger; dans ce cas, Wafabank sera forcément associée à la future structure. Soit encore, le Crédit Agricole ne veut rien changer dans la structure de la filiale marocaine du Lyonnais, "auquel cas, il y aurait sans doute des échanges d'actions", suppose M. Andaloussi, précisant "qu'il s'agit là d'une hypothèse personnelle et que rien n'est évidemment décidé pour l'instant".
De son côté, le Crédit du Maroc n'est pas inactif. Le Crédit Lyonnais a déjà envoyé des cadres de haut niveau, dont le directeur général, M. Jean-François Lhérété qui, lui aussi, repousse l'idée de parler stratégie pour l'instant mais estime que vers le mois de décembre prochain, "les choses seront déjà plus claires et stables".
En tout état de cause, le rapprochement Wafabank-Crédit du Maroc est d'ores et déjà irréversible, quels que soient le niveau et les formes ultérieures que prendra la structure.


Un vice-président Crédit Agricole


Wafabank, pour marquer son rapprochement avec le Crédit Agricole, vient de coopter M. Lucien Douroux, administrateur et de le nommer vice-président du Conseil. Le Crédit Agricole est la première banque française, avec 22,3% des dépôts et 17,6% des crédits. Ces fonds propres sont de 150 milliards de FF (255 milliards de DH, les deux tiers du PIB marocain) et 12,3 milliards de FF de bénéfices l'année dernière (21 milliards de DH).

Nadia SALAH

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