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Wafa Assurance devance les mutations du marché

Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

Wafa Assurance a amélioré de 37,6% son chiffre d'affaires de 1996. Pour être en phase avec les nouvelles données du marché, la compagnie lance une opération de refonte de son système d'organisation.


Saviez-vous que Wafa Assurance est la maison mère de Wafabank et non l'inverse? Le public commet involontairement la confusion, parce que les dirigeants ont toujours privilégié la cohésion du groupe autour du pôle bancaire. Pour preuve, toute l'organisation fonctionnelle s'articule autour de Wafabank et reflète ses priorités stratégiques. "Mais il est permis de penser qu'un jour le pôle assurance redevienne le coeur du secteur financier marocain", affirme M. Saâd Kettani, président de Wafa Assurance entouré de ses proches collaborateurs. Wafa Assurance retrouverait alors, à l'image du secteur, ses lettres de noblesse parmi les métiers de la finance.
C'est sans doute dans cette perspective que la compagnie a initié en 1996 une opération de refonte de son système d'organisation. Objectif: être en phase avec les mutations qui se préparent. "Un coup de chapeau au ministre des Finances et à la Direction du Trésor pour les réformes menées au pas de charge", reconnaît au passage M. kettani.

Au départ, les responsables de la compagnie sont partis du constat suivant: le marché se segmentait de plus en plus. L'analyse du marché des particuliers, notamment, laissait entrevoir l'émergence de niches. Wafa Assurance a donc procédé à une séparation entre les marchés des particuliers & professionnels et des entreprises. Ces marchés sont gérés comme centres de profits à part entière. D'où, d'une part, l'intégration et la différenciation des process de souscription, d'émission et de gestion des polices par marché et, d'autre part, la centralisation des sinistres de masse à traitement standard (automobile-AT-maladie). Parallèlement, une direction dédiée à la bancassurance, rattachée fonctionnellement à la Direction du groupe marché des particuliers & des professionnels, a été mise sur pied. Aujourd'hui, Wafa Assurance commercialise 45,35% des produits d'assurance-vie par ce canal.
Autre axe stratégique: la refonte des process et des systèmes d'information (systèmes ouverts, base de données relationnelle, infocentre, architecture client-serveur). Un système de pilotage basé sur une comptabilité analytique et budgétaire a également été mis en place.
A fin 96, la compagnie a réalisé un bénéfice net de 31,24 millions de DH contre 232,45 millions l'année précédente. La performance de 1995 est due en partie à la réalisation des plus-values sur cession d'actif dont la fiscalisation avait été introduite par la Loi de Finances 1996-97. Le phénomène avait été à l'origine des bénéfices exceptionnels. En fait, le résultat courant net (plus-values sur cession d'actif non comprises) a augmenté de 45,6% à 31,2 millions. Autres indicateurs en progression: le total bilan (+22,6%) et le chiffre d'affaires (+37,6% à 591 millions).

A rappeler qu'en 1996, Wafa Assurance a porté son capital social de 60 à 110 millions de DH. Elle figure aujourd'hui en cinquième position avec une part de marché de 7,94%. Une performance expliquée à la fois par le développement des assurances de personnes (33,69% contre 21,14%) et des assurances de dommages (43,26% contre 14,44%). La part des branches automobile, AT et risques divers, réunies sous une même rubrique, représente 46,49% dans le portefeuille de la compagnie contre 42,34% en 1995. En revanche, la part de la branche vie s'est dépréciée: 24,09% contre 27,13 en 1995. La compagnie présente au niveau du compte d'exploitation un solde créditeur de 34,84 millions de DH. Pour leur part, les réserves techniques totalisent 1,56 milliard de DH en 1996 dont 552,72 millions pour les réserves mathématiques-vie et 807,02 millions au titre des réserves pour sinistres à payer. La part de la réassurance dans le total des réserves est de 256,61 millions de DH.
Les revenus des placements ont atteint 108,11 millions de DH en progression de 17,11% par rapport à 1995. Ce chiffre tient compte des placements affectés à la gestion spéciale des rentes (3,78 millions de DH) et des autres produits divers (332.335,54 DH).
Le rendement rapporté à la moyenne des encours, toutes valeurs confondues, est de 8,09% contre 1,31% en 1995. Ce recul est expliqué par la baisse du marché financier.

MounaKABLY & Mohamed BENABID



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