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Vivre avec 300 DH par mois!

Par L'Economiste | Edition N°:2808 Le 27/06/2008 | Partager

. C’est le cas de près de 3 millions de Marocains. INDH: Un dispositif qui commence à produire ses effetsSI la non amélioration du niveau de vie est le sentiment dominant chez les familles enquêtées, les données du HCP révèlent néanmoins une sensible réduction de la pauvreté dans le Royaume. Ainsi, au niveau national, la pauvreté est passée de 15,3% en 2001 à 9% en 2007. En ville, elle est passée de 7,6 à 4,8%. Quant à la campagne, la pauvreté y a été réduite de plus de la moitié, concernant ainsi, en 2007, 14,5% de la population des ruraux au lieu de 25,1% en 2001.Plus concrètement, 1,7 million de Marocains sont sortis de la pauvreté entre ces deux années. En revanche, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté demeure important: 2,8 millions, soit 9% du total de la population.Pour le Haut commissariat au Plan, est considéré comme relativement pauvre la personne dont le revenu est inférieur à 3.834 DH par an, en ville. A la campagne, le seuil de pauvreté relative descend à 3.569 DH par an. Ramenés au mois, ces seuils donnent un revenu de 300 DH par mois. Qu’est-ce que ces «poussières» permettent d’acheter?Après les pauvres, viennent les précaires. Selon le vocabulaire du HCP, ils sont dits «vulnérables». Bien que, statistiquement, ils ne soient pas considérés comme pauvres, ils risquent, toutefois, de le devenir au moindre revers. L’on est vulnérable (économiquement) lorsque le revenu annuel par personne est de 5.751 DH pour quelqu’un de citadin. Les ruraux ont un seuil inférieur à ce chiffre: 5.353 DH. Les statistiques disponibles ne disent pas à combien s’élève la population des précaires au Maroc. La seule information disponible à ce niveau est le nombre des personnes arrachées à la vulnérabilité. Elles ont été au nombre de 1,2 million entre 2001 et 2007. Cela s’est traduit, au niveau national, par une baisse du taux de vulnérabilité à 17,5% en 2007 au lieu de 22,8 en 2001. Dans les villes, ce taux est passé de 16,6 à 12,7%. Quant au milieu rural, le chiffre de la vulnérabilité s’est situé autour de 23,6%. Il était de 30,5% en 2001. L’on remarque que les campagnes sont plus concernées par la vulnérabilité que les villes. La multiplication des mauvaises campagnes agricoles y est pour beaucoup.Cela explique aussi le fait que les efforts de l’Etat pour la réduction de la pauvreté et de la précarité se soient concentrés principalement sur les zones rurales. A ce titre, l’Initiative nationale du développement humain (INDH) est un exemple édifiant.Les données du HCP révèlent que cette opération a commencé à produire ses effets, et cela deux ans seulement après son démarrage effectif. En chiffres, cela donne une réduction de la pauvreté de 41% , entre 2004 et 2007, dans les communes rurales ciblées par l’INDH. Le taux de pauvreté y est ainsi passé de 36 à 21%. Autrement dit, ils étaient plus d’une personne sur trois à être pauvres en 2004. Aujourd’hui, la pauvreté ne concerne qu’une personne sur cinq dans les zones rurales où l’INDH a été déployée.Ces chiffres représentent une performance considérable comparés à la situation dans les autres campagnes. La baisse de la pauvreté est un élément commun, mais les proportions sont tout autres. En effet, dans les zones rurales qui n’ont pas été ciblées par l’INDH, le taux de pauvreté a baissé de 28%, passant ainsi de 16,9 à 12,2% du total de leur population.Lorsqu’on donne la parole aux ménages, il s’avère que 53% réalisent une dépense supérieure au seuil de pauvreté fixé par eux-mêmes. Cela signifie que, selon le HCP, 53% des Marocains ne se considèrent pas comme étant pauvres. Ils sont 28% à réaliser une dépense inférieure de 20% au seuil déclaré. Près de 12% de la population sondée réalisent une dépense inférieure de 40% au seuil de pauvreté fixé par les ménages eux-mêmes et 7% réalisent une dépense inférieure de 80% au seuil déclaré.Nabil TAOUFIK

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