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Economie

Vision 2010: Le fonds touristique fera-t-il l’affaire?

Par L'Economiste | Edition N°:2255 Le 14/04/2006 | Partager

. Les critères d’attribution non encore définis. Fini l’ancienne génération d’hôteliers?Le Maroc ne dispose pas de suffisamment d’hôteliers. Le constat a été dressé à l’occasion de la dernière édition des assises du tourisme. Du moins s’il compte atteindre les objectifs assignés dans le cadre de la vision 2010. Car, si le Maroc espère drainer dix millions de touristes, il lui faut créer 15.000 lits par an. Avec une «quinzaine d’hôteliers capables d’investir dans ce domaine, c’est bien peu», a estimé Adil Douiri en marge des assises. C’est la raison pour laquelle la création d’un fonds dédié à la propriété hôtelière a été annoncée. Disposant d’une enveloppe initiale de 2,5 milliards de DH, il devrait voir le jour au plus tard vers la fin de l’année. Attijariwafa bank et la Banque centrale populaire seraient les deux établissements bancaires privés du fonds. Leur contribution devra s’élever à un milliard de dirhams, répartis à parité. La Caisse de dépôt et de gestion et l’Etat représenteront la partie publique. Si la contribution de l’Etat est pour le moment «vivement souhaitée», il faudra définir l’enveloppe et surtout sa provenance, celle de la CDG est sûre et son montant est évalué à 500 millions de dirhams. En totalité, il s’agira donc de mettre à la disposition du secteur touristique, des hôteliers en particulier, une enveloppe de l’ordre de 2,5 milliards de DH. Ce sera probablement la première initiative du genre dans la forme mais pas dans le fonds. Depuis un peu plus d’une année, les établissements bancaires ont investi le créneau. Des lignes de crédits spécifiques dédiées aux hôteliers ont déjà été lancées. Ce ne serait donc pas les liquidités qui manquent mais plutôt la confiance des opérateurs dans le développement du secteur. En 2005, à peine 5.500 lits ont été créés alors que les prévisions initiales tablaient sur 15.000. Il ne manque pourtant pas de visibilité, un des grands apports de la stratégie touristique du Royaume. Pour l’heure, les critères d’attribution n’auraient toujours pas été déterminés. Les autorités de tutelle espèrent voir arriver une nouvelle génération d’opérateurs, sans pour autant en définir les caractéristiques. Le fonds devrait permettre la création de 35 unités, ce qui satisferait la demande. A côté des opérateurs, les chaînes hôtelières sont également appelées à participer. Le fonds serait chargé de construire et les chaînes de gérer les hôtels. Ceux-là ne seraient construits qu’après que la chaîne aura signé un contrat de gestion. Une manière d’éviter que des hôtels ne soient construits sans trouver de preneur par la suite. Le grand souhait demeure d’enclencher une dynamique à même de créer un effet d’entraînement. Cela suffira-t-il?


Parer à l’urgence

LE financement de lourds investissements que nécessite le développement du secteur est une des problématiques urgentes qu’il faut résoudre. Cette question doit être le grand chantier prioritaire en 2006. Les professionnels estiment que s’il n’y avait qu’un seul problème à résoudre cette année, ce serait celui-là. Le rythme d’extension de la capacité hôtelière devrait tomber sous la barre des 10.000 nouveaux lits alors que, selon les projections, il faudra maintenir une cadence moyenne de 15.000 nouveaux lits par an. 2006 marque donc un creux mais qui ne doit pas être inquiétant à en croire les opérateurs. Cela s’expliquerait par le long décalage entre la décision d’investir dans un hôtel et son ouverture. Le laps de temps moyen est estimé à 30 mois. La majorité des hôtels actuels ont été construits avant septembre 2001.A. D.

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