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Visa veut développer une carte à puce multifonctions

Par L'Economiste | Edition N°:2133 Le 19/10/2005 | Partager

Le groupe Visa ouvre un bureau de représentation à Casablanca pour accompagner ses membres de la place. Une étude de satisfaction client sera lancée pour répondre aux attentes du marché. Cette implantation est aussi l’occasion de se rapprocher des pouvoirs publics avec lesquels Visa projette de développer une carte à puce pour la santé, les retraites et les paiements, à l’image de ce qui a été fait en Russie et en Egypte. Explications avec Tony Brogna, directeur général et premier vice-président en charge du développement commercial en Europe centrale, Afrique du Nord et Levant.- L’Economiste: Pourquoi Visa s’installe-t-elle au Maroc?- Tony Brogna: Nous voulons travailler très étroitement et en parfaite proximité avec nos membres marocains, les porteurs de carte Visa et le gouvernement, pour développer les moyens de paiement électronique. Nous croyons fortement que la croissance de ces moyens accélère celle de l’économie. Maintenir les liquidités dans les banques pour faciliter l’accès des entreprises aux financements. Nous voulons travailler très étroitement avec le gouvernement et la banque centrale dans ce sens. Nous serons présents physiquement et mentalement pour comprendre les attentes des clients, pour faire sauter les obstacles au développement des moyens de paiement et montrer à nos membres les opportunités. Le centre de Casablanca sera une base d’intervention pour soutenir tous nos membres et porteurs de carte Visa de l’Afrique du Nord.- Comment Visa accompagnera-t-elle les banques de la place?- L’assistance à nos membres de la place se fera à tous les niveaux. A travers des conseils en stratégie, en management du business, en support technique et gestion de projets ou encore en marketing. Des cadres de Visa installés sur place seront responsables de ces aspects et auront l’expertise suffisante pour mener à bien ces missions. Le rôle de Visa est de fournir aux banques adhérentes une plate-forme globale de paiement. En utilisant les technologies les plus récentes, elle développe produits et solutions destinées aux banques au bénéfice de leurs clients. Visa développe également les règles autour desquelles les produits sont exploités. Les règlements opérationnels Visa permettent aux porteurs de cartes de les utiliser en toute sécurité et aux banques de développer des produits locaux utilisables sur le plan global. - Quelle forme de partenariat développer avec la banque centrale et le gouvernement?- Nous avons démarré ce partenariat au Maroc, mais nous n’avons pas établi une relation forte pour le moment avec ces instances. Visa a eu des réunions locales relatives notamment à la dématérialisation des dotations touristiques en émettant des cartes internationales pour les résidents. Mais Visa souhaite établir un partenariat fort aussi bien avec ces instances qu’avec le ministère des Finances et les représentants des télécommunications, à l’image de ce qu’elle a développé dans d’autres pays. En Russie, Visa a mis en place avec les pouvoirs publics une carte de crédit à puce qui sert à tout. De l’achat du ticket des transports au paiement des pensions. En Egypte, nous mettrons en place une carte à puce qui stocke le dossier médical d’une personne, qui servira également au paiement des honoraires. Au Maroc, les opportunités pour des solutions comme celles-ci ne manquent pas. Nous voulons développer une carte pour la santé, les retraites et les paiements quotidiens. - Les utilisateurs estiment que les commissions sur les retraits interbanques ou les paiements électroniques sont chères et uniformes. Quel est le rôle de Visa à ce niveau?- Nous ne nous immisçons pas dans la tarification des services bancaires. Mais nous pouvons fournir à nos membres des conseils de gestion dans ce sens pour les aider à mieux être dans le marché (in the market) et recruter davantage de clients. Mais si certains clients ou commerçants estiment que les commissions sont chères, nous essayerons de comprendre leurs attentes pour satisfaire leurs requêtes. A travers notre bureau local, il a été prévu notamment de lancer une enquête de satisfaction pour mieux approcher le marché marocain et répondre spécifiquement à ses besoins. - Le niveau élevé de commissions ne ternit-il pas votre image de marque?- Je ne pense pas que ce soit le cas. Car si les banques locales comptent cette commission, c’est bien pour couvrir des charges réelles. Ce n’est pas le cas à l’étranger où on peut retirer de l’argent indifféremment des réseaux bancaires. Pour le commerçant par exemple, il faut penser ce que sera le coût de gestion du cash en l’absence d’un terminal de paiement électronique.Propos recueillis par B. E. Y.

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