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Société

Violences contre les femmes
«Il ne te reste qu’à t’en remettre à Dieu»

Par L'Economiste | Edition N°:2696 Le 21/01/2008 | Partager

. L’Education et la Communication manquent à l’appel . Porter plainte, un parcours du combattantLe forum, tenu à Rabat mardi dernier, a ravivé le débat sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Comme nous l’annoncions dans une précédente édition, la rencontre s’est tout particulièrement penchée sur les modalités d’institutionnaliser la lutte. Certaines instances officielles concernées par la question, notamment la Justice, la Santé et le Développement social étaient de la partie. Cependant, d’autres, comme les départements de l’Education et de la Communication ont brillé par leur absence. Pourtant, ils ont un rôle primordial à jouer dans la prévention et la sensibilisation contre le fléau. Et tout le monde s’accorde à dire que la violence est une violation pure et simple des droits humains. Zineb Touimi-Benjelloun, directrice régionale du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (l’Unifem) est catégorique: sans engagement institutionnel, toutes les actions menées contre la violence permettront de panser les plaies certes, mais elles n’auront pas d’impact durable. Sur ce plan, le Maroc paraît encore naviguer dans le brouillard. «Comment saisir l’ampleur du phénomène, faute d’une enquête au niveau national?», se demande une violentée! Pour justement concevoir les moyens de l’enrayer. Ceci s’entend! Les seuls chiffres disponibles sont ceux publiés par le réseau Anaruz. Rachida Tahri, conseillère au ministère du Développement social, pose ce problème. Mais elle relève aussi que les acquis en matière de lutte contre la violence ne se traduisent pas dans la réalité des villes et des campagnes. Mauvaise application de la loi, absence d’une stratégie nationale, manque de juges formés à la tâche, mauvaise connaissance par les femmes de leurs droits... «L’amendement du code pénal est un chantier ouvert», rassure Latifa Taoufik, secrétaire générale au ministère de la Justice. Par ailleurs, les bavures sont nombreuses et la prise en charge des victimes laisse à désirer. Khadija Ould Amo, du centre d’écoute Najma et membre de l’ADFM, donne d’ailleurs l’exemple d’un agent de sécurité qui répond à une femme violentée, «il ne te reste qu’à t’en remettre à Dieu». Dans les commissariats de police, la femme violentée est souvent mal prise en charge. Elle est d’abord orientée vers l’hôpital pour obtenir un certificat médical attestant l’agression (au passage, qui n’est pas toujours délivré gratuitement), puis vers le tribunal de première instance pour déposer sa plainte. L’importance des dénonciations de la violence par les femmes dépend en partie de la réaction à laquelle elles s’attendent de la part de la société. Parmi les raisons qui dissuadent les femmes de demander de l’aide est la peur de subir davantage de violence et celle de ne pas être prises au sérieux. Jihane KABBAJ

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