×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Villes nouvelles
    Tamesna: Les premiers habitants fin décembre

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . Livraison prévue de 3.000 logements . Et lancement des chantiers de 27.000 autres unitésTamesna prend forme. Les contours de cette ville nouvelle dans la banlieue de Rabat et près de Témara se précisent. Si le programme est encore en chantier, la configuration d’un centre urbain commence déjà à se profiler. Des édifices sont pratiquement achevés, d’autres sont en dernière phase de finalisation. Des avenues sont tracées et même «nommées» et un début de signalétique est déjà mis en place. Les travaux d’infrastructure de viabilisation, dont notamment le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité, sont également en cours de finalisation. De même pour le téléphone et l’assainissement ainsi que la voirie. Selon les affirmations des responsables sur place, ils seront totalement achevés en fin d’année. C’est, en effet, ce timing qui est annoncé pour la livraison des premiers logements. Il s’agit de 3.000 unités dont des villas économiques, des appartements et des logements sociaux (faible valeur immobilière totale, VIT), ainsi que des commerces. C’est en tout cas ce que promet Mohamed Najib Benyahia, directeur général de la société d’aménagement Al Omrane Tamesna, filiale du groupe Al Omrane. Une bonne nouvelle donc pour les futurs habitants de la ville nouvelle qui, depuis quelque temps, commençaient à s’impatienter. Et pour cause, leurs logements étaient prêts mais ils ne pouvaient y accéder. En effet, explique-t-on auprès du management de Tamesna, bien que des logements soient achevés, ils ne pouvaient être ouverts à l’habitation tant que les travaux de viabilisation (notamment le raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité) n’étaient pas terminés. Rappelons que la ville a, dès le départ, suscité un véritable engouement qui ne s’est pas démenti au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Au contraire, il s’est exacerbé, à en croire des responsables sur place. Ce qui s’explique par la forte demande et le déficit en matière de logement. Mais aussi par la proximité de la ville des grands centres urbains et les promesses en matière d’aménagement, d’urbanisation et de commodités incluses dans le programme. En effet, à l’instar des nouveaux centres urbains, Tamesna est pensée en tant que programme global, incluant zones d’activités industrielles, centres commerciaux, infrastructures et équipements de base (hôpital, écoles, maisons de jeune, espaces verts…). Les zones d’habitat prévoient une diversification de l’offre pour répondre aux différentes attentes (logement social, moyen et haut standing…). L’idée est de favoriser au maximum la mixité sociale et de couper avec les tendances d’antan qui ont engendré cloisonnement et ségrégation sociale. Ainsi, à Tamesna, les villas économiques et les appartements de standing jouxtent les logements sociaux. Mieux, souligne Benyahia, outre la mixité sociale, la ville, telle qu’elle est conçue, permettra aux habitants des unités à faible VIT de bénéficier des mêmes équipements et infrastructures que ceux destinés aux propriétaires des autres produits. Rappelons que le plan d’urbanisme de Tamesna prévoit, en tout, 145 équipements collectifs parmi lesquels 25 écoles primaires, 14 collèges et 6 lycées. Un campus universitaire, un hôpital multidisciplinaire, cinq centres de santé et deux cliniques privées sont également au menu. Le volet sport et culture n’est pas en reste, un complexe sportif, 5 terrains de sport, 4 salles omnisports, 2 centres de formation et 5 maisons de jeunes sont prévus. Parallèlement à la livraison des premiers logements, le programme se poursuivra avec la finalisation progressive du reste des équipements et infrastructures. «Au fur et à mesure de l’avancement des chantiers, nous poursuivrons les autres travaux d’infrastructure». Les premiers habitants devront donc faire avec les aléas de la vie dans une ville en chantier. «Nous ferons en sorte de limiter les nuisances et de renforcer la signalétique pour réduire les perturbations», promet le DG de la filiale d’Al Omrane. Mais il va sans dire que les habitants doivent s’armer de patience pour vivre au quotidien dans une ville en chantier où travaillent quelque 10.000 ouvriers. Il faut savoir que pour réussir ce programme de grande envergure et respecter les délais, il faut maintenir la même cadence. L’objectif, souligne le DG de Al Omrane Tamesna, est d’arriver à «une ville achevée à l’horizon de 2016». En effet, explique-t-il, la création d’une ville est un projet de longue haleine. «Le cycle de production est lent. Il y a un nombre de paramètres à contrôler et une multiplicité d’opérateurs qui rend la maîtrise du long terme difficile», reconnaît le DG. En effet, dès le départ, le but était de réaliser la ville Tamesna dans les règles des villes nouvelles. C’est pourquoi la réalisation s’est faite en îlots intégrés. Ainsi, après livraison de ce premier lot de 3.000 unités, le processus se poursuivra progressivement avec la réalisation de quelque 15.000 logements répartis entre promoteurs publics (Al Omrane et CGI) et promoteurs privés. Le management de la ville nouvelle annonce par ailleurs le démarrage des chantiers de 27.000 autres logements.


    Voisinage

    Parallèlement à l’édification de la ville nouvelle de Tamesna, la mise à niveau du centre de Sidi Yahia des Zaërs, le village mitoyen, est prévue. Selon Mohamed Najib Benyahia, le DG d’Al Omrane Tamesna, l’ambition est de requalifier ce centre pour le hisser au même standard que la ville nouvelle. L’idée est d’éviter la juxtaposition d’une ville flambant neuve et d’un village sous- intégré. L’Etat prévoit une enveloppe de 120 millions de DH pour sa restructuration.Khadija EL HASSANI


    L’offre s’étoffe
    . Lancement en 2009 du chantier de Tagadirt, à proximité d’Agadir Tamesna, Zenata,Tamansourt, Lakhyayta, Tagadirt… La liste des villes nouvelles ne cesse de s’allonger. Derrière ce concept, l’idée est de créer des centres urbains autonomes ou des villes-satellites aménagées à la périphérie de grands centres urbains (Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir). L’objectif est d’alléger la pression sur ces villes tout en répondant aux besoins croissants des populations en matière d’habitat. Les premières opérations d’aménagement des villes-satellites ont été lancées à Casablanca, Rabat et Marrakech. D’autres suivront notamment à Tanger, Tétouan et Agadir. Ainsi, dans son plan d’action 2009, le ministère de l’Habitat prévoit le lancement du chantier de la ville nouvelle Tagadirt à proximité d’Agadir. Ce projet, qui s’étalera sur une superficie de 1.130 hectares, porte sur la production de 44.000 unités avec une capacité d’accueil de 200.000 personnes. Sur la même période, l’on annonce aussi le lancement des chantiers de deux nouvelles cités, l’une à Melloussa (Tanger), l’autre à Sidi Bouathmane (Marrakech). Et à l’instar des programmes villes nouvelles, le plan d’action 2009 du ministère de l’Habitat prévoit la création de 4 nouvelles «campagnes». Le financement de ces projets se fera dans le cadre du fonds de développement rural qui a vu son budget progresser cette année de 100% en passant de 120 à 240 millions de DH. Tamansourt: Réalisés dans le cadre d’un partenariat public-privé sur une superficie de 1.200 ha, les travaux à Tamansourt avancent plus rapidement que prévu. En 2007, à peine deux ans après son lancement, la ville-satellite de Marrakech accueillait ses premiers habitants et au total 300 ha de villas économiques (499 résidences) ont été livrées. Les prévisions pour cette ville nouvelle tablent sur 58.000 logements dont plus de la moitié à faible valeur immobilière totale (VIT). L’objectif est d’accueillir 300.000 habitants. L’investissement prévisionnel est de 10 milliards de DH. Tamesna: La nouvelle cité est édifiée sur une superficie de 860 ha et devra accueillir quelque 250.000 habitants. Comme pour Tamansourt, c’est le holding Al Omrane (plus précisément, sa filiale Al Omrane Tamesna) qui est en charge de ce projet dont le coût global est estimé à 15 milliards de DH. Sur les 52.000 logements programmés, 10.000 unités seront destinées aux ménages à faibles revenus. Lakhyayta et Zenata: Lancés en 2006, ces deux projets bloquent sur des problèmes fonciers. Les deux maîtres d’ouvrage des chantiers, Al Omrane pour la ville nouvelle de Sahel Lakhyayta, et CDG Développement pour Zenata, sont toujours au stade de la mobilisation de l’assiette foncière. Mais il semble que la situation va se débloquer pour Lakhyayta dans le cadre de la mobilisation des 3.700 ha annoncée par le département de l’Habitat. K. E. H.
    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc