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Economie

Vieux frigos, ordinateurs, GSM usés
Tout converge vers les décharges sauvages

Par L'Economiste | Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

. En Europe, le producteur recycle et le client paye . La directive de Bruxelles en vigueur depuis août 2005 La gestion des déchets électroniques est soumise à une réglementation stricte depuis le 13 août 2005. Ces déchets dits “gris” (ordinateurs, imprimantes, téléphones, répondeurs) représentent un danger pour l’environnement du fait des substances qu’ils contiennent, métaux lourds et produits toxiques notamment. C’est pourquoi la nouvelle directive européenne impose aux producteurs des obligations précises en matière de valorisation et de recyclage. Ainsi, pour les déchets des ménages, les distributeurs sont tenus de reprendre un ancien équipement lors de son renouvellement. Pour les déchets acquis avant le 13 août, ce sont les collectivités qui sont responsables de la collecte et du traitement des déchets électroniques au même titre que les autres déchets. Pour les professionnels, la responsabilisation n’est pas la même avant et après le 13 août. Avant cette échéance, c’est le détenteur qui demeure responsable de la fin de vie du produit. Aujourd’hui, c’est le producteur de l’équipement qui engage sa responsabilité, sauf si d’autres modalités ont été inclues dans le contrat de vente. Pour le consommateur, une contribution visible indiquera quelle somme est destinée au traitement des déchets dans le prix total payé, et un logo lui signalera que l’ordinateur doit faire l’objet d’un tri sélectif. A noter enfin que la directive européenne fixe un objectif de collecte de 4 kg de déchets électroniques par an et par habitant. En France où 1,7 million de tonnes de déchets électroniques sont créées chaque année, les équipementiers ont déjà pris des mesures d’application de la directive. Ils ont décidé de s’organiser pour garantir une meilleure application de la directive. Ainsi, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) et les fabricants travaillent à la mise en place d’un éco-organisme agréé par les pouvoirs publics(1). La Belgique, elle, était en avance sur la réglementation européenne. En effet, Récupel, entité chargée d’organiser la collecte, le tri et le traitement des déchets électroniques, a permis de collecter 5,7 kilogrammes de déchets par habitant en 2004, alors que la directive européenne fixe comme objectif 4 kg/hab. Quant au recyclage, les chiffres de 2004 vont au-delà des objectifs européens: 100% pour les métaux ferreux et non ferreux, 76% pour les matières synthétiques, 52% pour les autres(2). Le Maroc, qui veut se mettre au diapason de la législation européenne, est encore très loin du compte. Car le simple traitement des déchets ménagers pose déjà d’énormes problèmes. Les ordinateurs, les frigos, les GSM usés, tout finit dans des décharges publiques sans le moindre contrôle ni suivi. Or, ces déchets contiennent pour certains des substances hautement toxiques.Morad El KHEZZARI ------------------------------------------------------------------------(1) Source : site du parti vert européen.(2) Statistiques publiées par le site Media-Terre

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