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Economie

Viandes rouges
Un contrat-programme de 6 milliards de DH

Par L'Economiste | Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

. 850 millions de DH seront débloqués par l’Etat. Objectif: produire 450.000 tonnes pour un CA de 25 milliards de DHLa situation est déplorable! Pas de sécurité sanitaire, source de pollution, aucune traçabilité, aucune norme d’hygiène, des coûts rédhibitoires à la vente, aucun abattoir agréé… Autant de handicaps qui ont incité les pouvoirs publics à signer un contrat-programme avec la filière viandes rouges. A la clé, un investissement global de 6 milliards de DH, dont une contribution de l’Etat estimée à 850 millions de DH. Objectif: améliorer l’offre et des produits à base de viandes saines, favoriser la qualité du produit, sa traçabilité et la sécurité sanitaire tout en réduisant les coûts de production de l’ordre de 15 à 20%. La feuille de route signée par les professionnels des viandes rouges prévoit également la réalisation, à l’horizon 2014, d’un chiffre d’affaires de 25 milliards de DH pour une production de 450.000 tonnes. Pour 2020, la production devra atteindre 540.000 tonnes pour un chiffre d’affaires de 30,6 milliards de DH. A signaler à ce titre que le secteur a produit environ 386.000 tonnes en 2007 avec un chiffre d’affaires de 20 milliards de DH. Côté emploi, le secteur compte 1,8 million de personnes qui y travaillent à temps plein. La stratégie de la filière des viandes rouges prévoit d’augmenter ce chiffre de 20%. Par ailleurs, le contrat-programme signé entre l’Etat et les professionnels prévoit la mise en place des conditions favorables au développement de la filière et au renforcement de sa compétitivité à travers la promotion de l’investissement. Quelque 10% du budget prévu pour le financement du contrat-programme serviront à favoriser les investissements dans ce secteur. «Ce budget, estimé à 600 millions de DH, est destiné à encourager les investissements dans la production, la commercialisation et l’industrie de transformation», explique Hamou Ouhalli, président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar). Il s’agit de la création d’abattoirs, d’ateliers de découpe professionnelle, de création d’unités intégrées ainsi que la mise en place de structures d’agrégation.Le Fonds de développement agricole (FDA) va débloquer un budget supplémentaire, de l’ordre de 250 millions de DH. «La filière s’engage également à contribuer à l’amélioration génétique, à la promotion de la viande via un salon dédié, à la mise à niveau de l’interprofession et à la programmation de formations spécialisées, notamment par la mise en place d’un centre spécialisé dans l’élevage», poursuit Ouhalli. Spécialisé aussi bien dans les viandes rouges que les blanches, ce centre sera exploité conjointement par la Fiviar et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa). L’objectif à ce niveau est de contribuer à la création d’ateliers modernes de découpe dont le nombre ne dépasse guère cinq unités actuellement.Autre axe stratégique de la filière, l’élaboration d’un système de traçabilité et de promotion de la consommation et de la qualité. La lutte contre l’abattage clandestin constitue un autre axe de la stratégie. Pour rappel, l’informel fournit environ 80% de la consommation des viandes rouges. Le Maroc compte 180 abattoirs municipaux et plus de 730 tueries rurales. Pis encore, à peine deux abattoirs (Casablanca et Rabat) sont conformes aux normes marocaines (NM), mais le pays ne dispose d’aucune unité d’abattage agréée sur le plan international. Raison pour laquelle au moins 12 abattoirs devront être mis en gestion déléguée.


Prix rédhibitoires

Le contrat-programme viandes rouges ambitionne aussi de favoriser l’augmentation de la consommation de viandes rouges, qui devrait passer de 11,7 kg par personne et par an à 13,4 kg à l’horizon 2014 puis à 15 kg vers 2020. Or, en Europe, la consommation est de 35 kg/an. «Les coûts de production sont à l’origine de la faible consommation de viandes au Maroc. La viande se vend à 65 DH dans les régions périphériques et à 75 DH en ville alors que le prix de revient est de loin inférieur», explique Abderrahim Chatbi, éleveur industriel, lors du Siam. Ce dernier a affirmé que les prix de référence négociés au niveau des abattoirs de Casablanca s’établissent à 55 DH/kg pour la viande bovine et 61 DH/kg pour la viande ovine. Dans les étals des bouchers, ces prix s’élèvent respectivement à 65 et 75 DH. Selon Chatbi, «90% des exploitations à vocation viande disposent d’à peine 5 têtes. D’où la faible marge de manœuvre dans le négoce. Un facteur qui explique la multiplicité d’intermédiaires et le renchérissement des prix dans les points de vente.Hassan EL ARIF

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