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Economie

Viandes rouges
Le contrat-programme fin prêt

Par L'Economiste | Edition N°:2868 Le 25/09/2008 | Partager

. Il sera soumis au gouvernement au mois d’octobre. Les opérateurs s’engagent à augmenter la production pour baisser les prixLE secteur des viandes rouges est au cœur de l’actualité. Grève des abattoirs de Casablanca, bras de fer des chevillards, distribution informelle… autant de dossiers qui font les choux gras de la presse nationale en cette période de Ramadan. Pour réorganiser le secteur, la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) doit soumettre au gouvernement, en octobre prochain, son contrat-programme. Le projet est en cours de finalisation. Ainsi, producteurs, industriels de la transformation, chevillards, bouchers, détaillants et grossistes sont concernés par ce nouveau dispositif. «Le secteur connaît des problèmes à tous les niveaux, depuis la production jusqu’à la transformation et la distribution. Le contrat-programme nous permettra d’amarrer le secteur des viandes rouges à l’environnement économique international après l’ouverture des frontières. Il faut opérer la mise à niveau de la filière», déclare Hamou Ouhali, président de la Fiviar. Et d’ajouter que, «pour plus d’efficacité, la convention entre le gouvernement et la Fiviar doit s’insérer dans le cadre d’une politique d’Etat comme le Plan Vert, qui met l’accent sur l’organisation des filières professionnelles».Pour ce qui est de l’abattage, par exemple, les contraintes concernent l’absence de locaux de stabulation et de lazarets dans la plupart des 180 abattoirs municipaux et 730 tueries rurales que compte le réseau national. Ces abattoirs sont généralement d’anciennes constructions situées en pleine agglomération ne répondant à aucune norme d’hygiène: non séparation des secteurs souillés et propres, mélange des différentes espèces dans les mêmes salles d’abattage, insuffisance des vétérinaires contrôleurs, absence de chambres froides… S’agissant de l’exploitation et de la commercialisation des viandes, la multiplicité des intervenants complique l’organisation du secteur et contribue au renchérissement des prix de vente. Le transport et la commercialisation des viandes rouges demeurent également en deçà des exigences professionnelles. Les moyens de transport sont en nombre insuffisant et sous-équipés en chambre froide. Par ailleurs, la chaîne des employés, de l’abattage au transport, n’est soumise à aucun contrôle sanitaire. «Par le contrat-programme avec le gouvernement, la filière s’engage à ne ménager aucun effort pour augmenter les investissements, créer de nouveaux emplois, réduire le coût de production, accroître la consommation des viandes et baisser les prix…», affirme Ouhali. De fait, les professionnels ambitionnent de porter la consommation à 16 kg par an et par personne au lieu de 11 kg actuellement.


Environnement juridique

«LE cadre juridique doit être adapté au nouveau contexte afin d’ouvrir le secteur de l’abattage à l’investissement privé et à la concession, comme c’est le cas des abattoirs de Casablanca. Il faut souligner que c’est vraiment une tâche noire dans la chaîne de production des viandes rouges», précise Hamou Ouhali, président de la Fiviar. «Nous réclamons la fin du double contrôle et de la double imposition», ajoute-t-il. Le président fait allusion au contrôle et à la taxation des viandes destinées à la commercialisation hors du périmètre de leur production.Hassan EL ARIF

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