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Viandes rouges: Levée de l'embargo sur le bétail européen

Par L'Economiste | Edition N°:1776 Le 26/05/2004 | Partager

. Le Royaume lève aujourd’hui l’interdiction d’importer . Une décision qui vise à accroître l’offre de viande rouge sur le marché national. Celle-ci avait sérieusement diminuée ces dernières années à cause d’une bonne pluviométrie Le Maroc lèvera aujourd’hui, mercredi 26 mai, l’interdiction des importations de bétail. L’information qui est tombée lundi, 24 mai dans la soirée, a été confirmée le lendemain par le ministère de l’Agriculture. Selon un responsable de ce département, “cette décision vise à accroître l’offre de viande rouge sur le marché national”. Il convient de signaler que paradoxalement la bonne pluviométrie qu’a connue le Royaume ces deux dernières années n’a pas contribué à élargir l’offre. Elle a certes enrichi les pâtures, mais les éleveurs préfèrent ne pas vendre leurs bêtes avant que celles-ci n’aient atteint un certain âge. Ce qui a conduit à une baisse de l’offre de viande, à la hausse des prix et à la fermeture de nombreuses boucheries. D’ailleurs, les professionnels estiment qu’il faudrait importer près de 30.000 génisses annuellement pour reconstituer le cheptel laitier. La décision de lever l’interdiction n’explique cependant pas si le risque d’importer des bêtes contaminées existe. “Nous ne savons pas encore si la crise de la vache folle est réellement passée, et par conséquent si le risque pour le consommateur marocain est devenu inexistant”, fait observer un éleveur. Quoiqu’il en soit, lors de la réunion qui a eu lieu le 7 avril dernier, les responsables du ministère de l’Agriculture avaient donné leur accord de principe pour examiner la levée de l’interdiction sous certaines conditions. L’importation des génisses devrait se faire selon un cahier des charges qui préciserait, entre autres, la traçabilité sanitaire de l’animal depuis la naissance jusqu’à la vente. D’où l’extrême importance de ce processus, dont les professionnels marocains ignorent encore les enjeux (cf. www.leconomiste.com). Par conséquent, les importations ne pourraient être réalisées qu’à partir des pays européens ayant pris les mesures nécessaires en matière de contrôle et de lutte contre les maladies dangereuses telles que l’ESB. Le cahier des charges intégrerait également que les bêtes soient de race laitière et âgées au plus de trente mois. Par ailleurs, et toujours dans un souci sanitaire, les pouvoirs publics pourraient également soumettre ces importations à un agrément. Les importateurs seraient alors obligés d’investir et notamment dans l’infrastructure nécessaire à établir un suivi de cheptel. Et c’est une commission technique du ministère de l’Agriculture qui devra accorder l’agrément aux producteurs éleveurs, après avoir étudié et visité les exploitations. De plus, il est prévu d’équiper deux ou trois abattoirs d’un système de dépistage. Aussi, toute génisse abattue sera soumise à des analyses de cervelle avant la mise en consommation (analyses qui permettraient de dépister l’encéphalopathie spongiforme bovine, ESB). Rappelons que l’interdiction d’importer du bétail, qui est entrée en vigueur en novembre 2000, visait à protéger le marché intérieur du bétail européen touché alors par les crises sanitaires dont l’ESB, communément appelée maladie de la vache folle. L'importation des génisses à partir de nombreux pays était donc interdite. Etaient donc frappés d'interdiction les bovins vivants en provenance de tous les pays ainsi que les spermes et embryons bovins importés du Royaume-Uni, de la République d'Irlande, la Suisse, la France et le Portugal.L'interdiction concernait également quatre autres produits des bovins, provenant de 10 pays. Les viandes et abats, les produits destinés à l'industrie des sous-produits animaux, ceux entrant dans la fabrication de médicaments, produits cosmétiques et pharmaceutiques n’étaient plus importés de ces pays. La liste des pays concernés par cette mesure comprenait le Royaume-Uni, la Suisse, la France, le Portugal, l'Italie, l'Irlande, le Canada, le Sultanat d'Oman, les Pays-Bas et la Belgique.Idem pour les farines de viande, de sang et d'os provenant des bovins. Il convient de rappeler que ce sont les farines carnées qui ont été à l’origine de la crise déclenchée en Europe il y a quelques années. En effet, des études avaient montré que ces aliments ont des répercussions sur le bout de la chaîne, en l'occurrence le consommateur. Surtout qu’elles ont contribué à rendre des animaux herbivores cannibales. La possibilité de transmission de la maladie (ESB) aux humains n'était plus écartée. Les experts ont affirmé que l'ESB a des liens avec le virus de Creutzfeldt-Jakob, une maladie mortelle qui attaque le système nerveux de l'homme. Il semblerait aujourd’hui que les doutes soient levés, les barrières aussi.Naoufal BELGHAZI

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