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Economie

Viandes blanches: Les producteurs inquiets

Par L'Economiste | Edition N°:2254 Le 13/04/2006 | Partager

. Surproduction, recul de la demande, mauvaise distribution . Des unités menacées «Les produits avicoles nationaux sont sains, hygiéniques et propres à la consommation». C’est ce que ne cessent de répéter les professionnels du secteur et les pouvoirs publics. Mais ce slogan ne semble pas encore tomber dans l’oreille du consommateur. Ce dernier continue à bouder ostentatoirement les viandes blanches. En attendant, l’industrie avicole continue à enregistrer des pertes sèches de plusieurs dizaines de millions de dirhams. La légère reprise des ventes enregistrée la semaine dernière (voir ci-dessus) reste conjoncturelle. La crise du secteur de la volaille n’est pas à imputer à la seule grippe aviaire, affirme-t-on du côté de la Fisa. La psychose n’intervient, selon les professionnels, qu’à hauteur de 50% dans cette crise. On la doit également (à hauteur de 30%) à une production surdimensionnée qui a fait que l’offre a dépassé largement la demande. Mais aussi à des circuits de distribution mal organisés et échappant à tout contrôle. «N’importe qui peut s’improviser marchand de volaille, aucune autorisation préalable n’est requise. La marchandise est acquise directement chez le producteur», indique un industriel qui a requis l’anonymat. «Les poulets commercialisés sont cependant sains et ne présentent aucun signe d’une quelconque maladie aviaire», assure un vétérinaire qui suit de près le dossier. Mais l’inquiètude continue à régner. Que ce soit dans la région de Had Soualem (30 km à l’ouest de Casablanca) ou de celle de Ben Ahmed dans la province de Settat, les producteurs ne cachent pas leur pessimisme quant à l’éventualité d’une reprise de l’activité dans l’immédiat. «Nous n’importons plus de poules reproductrices ni de poules pondeuses. Nous avons déjà du mal à écouler les centaines de milliers d’œufs et de poussins d’un jour dont nous disposons», affirme un professionnel. Une bonne partie de cette production est détruite, «à contrecœur», ajoute-t-il , pour éviter un dépôt de bilan et essayer malgré tout de «survivre à la crise». C’est clair, le secteur continue à filer du mauvais coton. Une situation bien antérieure à l’apparition de la grippe aviaire et dont les prémices se faisaient déjà ressentir bien avant l’été dernier. Dès le début du printemps, on a commencé à produire en quantité en prévision de l’été, saison des fêtes, moussems et mariages. Une production qui n’a pas été écoulée en entier; c’est ce qui a fait que l’offre est devenue plus importante que la demande, explique Haj Kadiri, producteur. Mais, cette année, les choses risquent de ne pas se passer de la même manière du moment où la production est ralentie pour ne pas dire stoppée.Jamal Eddine HERRADI

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