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Vetma: la prochaine édition organisée au Complexe Mohammed V

Par L'Economiste | Edition N°:40 Le 30/07/1992 | Partager

LES organisateurs chargés de la promotion interne annoncent le changement du lieu d'organisation du Vetma "collection Automne/Hiver". Plus d'une centaine d'exposants seront rassemblés dans la salle couverte du Complexe Omnisports de Casablanca les 4, 5 et 6 Novembre. Il s'agit de faire du Complexe un cadre aussi élégant que les deux "cinq étoiles" qui ont accueilli le Salon jusqu'à présent.
A une semaine de la clôture des inscriptions (31 Juillet) pour les exposants qui désirent réserver un emplacement, Karim Tazi (Richbond) et Mohamed Tazi (AMIT), Messieurs "Promotion interne" nous ont expliqué le pourquoi de ce changement et la difficulté de la tâche.
Si pour la dernière édition du Vetma, la formule des deux hôtels a été bien maîtrisée, la dispersion et le manque de cohérence sont les deux reproches adressées à cette formule. Quant à la transformation du Complexe Omnisports du Maârif, en un cadre susceptible d'accueillir exposants et visiteurs dans des conditions aussi élégantes, il s'agit là d'une autre paire de manches. A commencer par le financement. L'AMIT, Association Marocaine des Industries Textiles, dispose certes de ressources propres: les membres adhérents paient des cotisations annuelles allant de 1.000 à 5.000DH. Par ailleurs les exposants au Vetma déboursent 15.000DH pour l'obtention d'un stand de 9 m2. A ceci, il faut ajouter le concours d'éventuels sponsors et particulièrement des banques. M. Karim Tazi, Directeur de Richbond et chargé de la promotion interne du Vetma, compare les travaux d'embel-lissement du complexe aux travaux qui consistent à faire de l'arrière-cour d'une maison un lieu où se tient la cérémonie de mariage. Il dit disposer pour cela "de peu d'argent et beaucoup de tripes". Le travail n'est pas simple. Il s'agit de cacher les gradins en les recouvrant de tissu, de décorer, aménager des restaurants... Pour cela, M. Mohamed Tazi, Secrétaire Général de l'AMIT, précise qu'il a été fait appel à un architecte décorateur. Reste que les industriels exposant seront appelés à faire l'effort de leur côté pour présenter des produits aptes à faire du Salon une véritable vitrine de leur production.
Les visiteurs étrangers sont de deux sortes. Il y a, d'une part, ceux qui connaissent le Maroc comme les Français, et dans une moindre mesure les Allemands et les Britanniques. Ce sont les acheteurs habituels, les centrales d'achats. Il y a, d'autre part, ceux qui ne connaissent pas le Maroc et qui viennent le découvrir. On peut notamment citer les industriels des pays comme les USA, la Suède, le Danemark, ou encore l'Espagne et l'Italie.
Le Vetma est, dans ce sens, un moyen d'attirer de nouveaux partenaires pour les entreprises marocaines. Des efforts particuliers sont réalisés pour la promotion du Salon à l'étranger.
Les sociétés marocaines sont supposées présenter une collection. Pour cela, il est nécessaire de fournir un minimum d'effort de création. Il y a des salons qui se tiennent dans les diverses capitales de la mode.
Donc les grandes tendances, les coloris, les matières utilisées sont déjà connus. Il est vrai que les entreprises de l'habillement commencent à peine à s'intéresser aux stylistes. Et pour cause; 60% des exposants sont des sous-traitants. Ce qui ne les empêche pas de choisir des tissus "dans le coup" et réaliser des modèles bien faits.
De par sa vocation, souligne M. Karim Tazi, le salon suppose que les participants aient une collection à présenter. Et c'est là le réel souci des organisateurs. "La concurrence mondiale offre tellement de travail au client qu'il n'a plus envie de se donner tout le mal qu'il se donnait avant. Ce dernier choisit le tissu, trouve le modèle et même les accessoires et fait parvenir le tout au sous-traitant. Les façonniers n'ont alors plus que la coupe et la couture à réaliser." Il est devenu tellement plus aisé pour le client de choisir un modèle ou plusieurs et les commander. Pour cela, l'Asie du Sud-Est est à la portée du client. M. Tazi souligne que "les produits finis sont devenus une question de survie". Et c'est là qu'il y a urgence.
Il note qu'une meilleure intégration inter-branches est la seconde étape pour le chaîne et trame particulièrement. Le secteur maille/bonneterie a déjà maîtrisé cette intégration inter-branches.o

Naïma HADER

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