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Entreprises

Van Gils Intercontinental dépose son bilan

Par L'Economiste | Edition N°:41 Le 06/08/1992 | Partager

Une affaire rentable, bien gérée, en expansion permanente depuis 1972, date de sa création par Hermiel Van Gils qui s'était associé avec la famille Bennani-Smirès, M. El Ghrari et ICOMA.
Trojaco est la seconde unité de production du groupe Van Gils au Maroc. Avec un effectif de 1.200 personnes et une production de 500.000 costumes par an (dont 20% sous la marque Van Gils), c'est la première implantation du groupe le pays. Elle vient de bénéficier d'importants investissements destinés notamment à moderniser l'outil de production. Ces investissements, nous déclare-t-on de source proche du groupe, ont été entièrement financés sur fonds propres.
Vecoma qui est également installée dans la zone franche de Tanger constitue le maillon logistique du groupe. Elle regroupe les achats des différentes filiales dont elle est le principal fournisseur. Elle se charge également de l'acheminement de la production.
Comment un groupe de cette taille, réputé très rentable et ayant des produits de haute qualité a-t-il pu en arriver au dépôt de bilan?
Selon les quelques informations qui nous sont parvenues de Belgique, Van Gils Intercontinental aurait subi les répercussions de la faillite de l'un de ses principaux clients en Grande Bretagne. Lâché par sa banque, il est alors amené à déposer son bilan.
Comme toujours en pareil cas, la cascade de répercussions ne s'arrête pas là. Le dépôt de bilan de Van Gils Intercontinental se traduit par d'importantes factures impayées pour Vecoma et par voie de conséquence pour Icomail et Trojaco.
Fermée pour congé annuel, Trojaco n'a pas pu être jointe par L'Economiste. Par contre, Icomail continue à tourner.
Chez Icomail qui vient de recevoir la visite d'Alwin, l'un des trois fils Van Gils, le propos est plutôt serein. On souligne que malgré les événements, Icomail continue. Il est vrai que les dirigeants de l'entreprise ont réagi au quart de tour pour faire face à la situation.
Sur le plan commercial, le carnet de commandes est plein, nous affirme-t-on de source autorisée. L'usine est déjà assurée de tourner à 100% de sa capacité pendant au moins une année. La marque Van Gils reste. Et Icomail pourrait envisager, à terme, de développer sa propre création. Des contrats ont été rapidement passés avec de nouveaux clients en Grande Bretagne, en Allemagne et en Espagne, s'étalant sur plusieurs années.
Sur le plan financier, il s'agit typiquement d'une situation susceptible d'inquiéter les banquiers de l'entreprise. Nous apprenons toutefois de différentes sources que deux des plus importantes de la place ont assuré les dirigeants d'Icomail de leur soutien. Ces assurances ont été prodiguées au plus haut niveau.
L'analyse financière de la situation d'Icomail, faite par un expert réputé de la place, a montré que l'entreprise dégage un cash-flow suffisant pour opérer un redressement rapide (trois ans) malgré les impayés qu'elle risque d'avoir.
Le troisième atout d'Icomail dans cette conjoncture difficile, est la qualité de son outil de production réputé rentable, efficace et de haute qualité, servi par une équipe soudée et motivée.

N.E.

(1) Cf. L'Economiste du 5 Décembre 1991.

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