Affaires

Valorisation de la recherche: C’est l’affaire de tous

Par L'Economiste | Edition N°:2772 Le 08/05/2008 | Partager

. Nécessité de créer des passerelles entreprise-université Le Prix de L’Economiste est désormais perçu comme un label, une référence en matière de recherche économique. C’est encourageant, selon le professeur Driss Alaoui Mdaghri, président du jury, qui y voit un catalyseur de l’accumulation du savoir. Cependant, le professeur appelle à davantage d’innovation dans la relation entreprise-université, pour l’encouragement et la valorisation de la recherche. - L’Economiste: Quel est l’intérêt du prix de L’Economiste? - Driss Alaoui Mdaghri: Tout d’abord, il constitue un encouragement aux travaux de recherche ainsi qu’une distinction pour les plus méritants. Le concours stimule la compétition en poussant les chercheurs à faire mieux et aller de l’avant. Il permet d’identifier les travaux les plus intéressants. Il contribue ainsi de manière significative à l’accumulation du savoir. Il s’agit, cependant, de se projeter à plus long terme pour mesurer la portée de ce prix, puisque le rôle de catalyseur de la recherche se construit avec le temps.- Comment contribue-t-il à la valorisation de la recherche?- Le prix a ouvert une brèche, celle de mettre en place des passerelles entreprise-université. C’est une initiative remarquable mais qui a besoin de temps pour devenir un élément qui dynamise la recherche. Le prix commence à être perçu comme une distinction. D’ailleurs, la qualité et les sujets exploités s’améliorent d’année en année. - Quelle est la particularité de cette 4e édition? - Nous avons prodigué un certain nombre de conseils lors de la précédente édition. Ce sont des directives à prendre en compte afin que les travaux soumis au jury répondent aux besoins de la société et permettent une meilleure appréhension des problèmes et enjeux de l’environnement économique. L’édition 2008 est donc le début de l’application de ces conseils par les chercheurs. Sans oublier l’expérience que nous avons accumulée lors des trois précédentes éditions.- Que pensez-vous de la valorisation de la recherche au niveau national?- Beaucoup reste à faire pour la valorisation de la recherche académique qui reste limitée. Or, l’activité humaine est basée sur la recherche. C’est aussi le manque d’innovation dans la relation entre l’entreprise et l’université que l’on peut pointer du doigt. Les ressources des uns ne sont pas assez mobilisées pour soutenir les autres. Pourtant beaucoup de travaux mériteraient d’être connus et appliqués en pratique.


Les recommandations du jury

LE professeur Driss Alaoui Mdaghri a dressé, lors de la précédente édition, une liste de conseils aux futurs candidats au prix de L’Economiste. - Le choix du sujet: il s’agit de sélectionner un sujet qui mérite la peine de lui consacrer plusieurs mois, voire plusieurs années.- Portée pratique: Le travail doit s’inscrire dans les enjeux et préoccupations de la société. - Une question précise: pour échapper aux problématiques bateau et passe-partout. - Des pépites d’information: La recherche et la diversification des sources est un préliminaire important mais devant faire l’objet d’un usage intelligent. - Débattre: avec les encadrants et l’entourage.- Soigner l’écriture: Précision, rigueur, style et élégance.- Enfin, la recherche est à la fois un aboutissement et un début. Prévoir donc une ouverture.Propos recueillis par Jihane KABBAJ

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