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Entreprises

Vacances : Trop compliqué, le time-share est boudé

Par L'Economiste | Edition N°:243 Le 15/08/1996 | Partager

Développé dans les grands pays touristiques, le time-share est encore à ses débuts au Maroc. La clientèle-cible se montre encore méfiante face à cette formule de vacances. En cause, la complexité du contrat et des promoteurs indélicats dont certains ont disparu avec l'argent de leurs clients.


La formule du temps partagé ou "time-share" n'a pas séduit. Les promoteurs affirment que le problème réside au niveau de l'utilisation de cette formule de vacances. En effet, M. Abderrafia El Amrani Joutey, promoteur time-share, indique que la plupart des clients ayant adhéré à ce système n'interprètent pas correctement les clauses du contrat. Il ajoute qu'ils ont tendance à confondre le promoteur avec la RCI (Resort Condominiums International), société faisant office de bourse d'échanges entre adhérents. A leur décharge, il faut préciser que le contrat est très complexe. Les adhérents n'arrivent pas à distinguer les obligations du promoteur de celles de la bourse d'échanges.
Selon M. Joutey, le time-share représente une alternative aux problèmes engendrés par les résidences secondaires. Celles-ci se sont avérées peu rentables pour leurs propriétaires qui se sont vus contraints à les revendre à des prix plus ou moins bas.

Plusieurs timesharers affirment avoir été escroqués par des promoteurs qui n'ont pas tenu leurs promesses.

12 millions de DH disparus


Les reproches se focalisent autour de la qualité de services et de fausses promesses: En effet, des promoteurs n'ont pas hésité à abuser de la confiance de leurs clients. Un de ces promoteurs casablancais s'est enfui à l'étranger avec 12 millions de DH. M. El Amrani joutey souligne qu'il a en vain dénoncé à maintes reprises l'incursion de ces opérateurs. Il affirme avoir proposé un code de bonne conduite pour éviter ce type de mésaventure. "Je suis prêt à aider, de façon bénévole, les cinq premiers promoteurs qui voudraient opérer dans ce secteur" afin d'éviter que le time-share soit "exploité par des promoteurs malhonnêtes qui ne font que nuire à son image".

Le principe du time-share consiste à acquérir un droit de jouissance et non de propriété sur un appartement de standing pour une durée fixée généralement à une semaine. La semaine acquise est spécifiée par contrat dans le temps et dans l'espace. Le propriétaire peut bénéficier de la flexibilité du système. Ainsi, il peut avancer, reculer ou même échanger sa semaine. Cependant cet échange ne se fait qu'entre valeurs égales, c'est-à-dire pour les semaines de la même saison. De plus, il est à souligner que le prix de la semaine acquise varie selon le nombre de personnes déclarées au contrat ainsi que la saison dans laquelle se trouve la semaine en question (haute, moyenne ou basse saison).

Droit de jouissance


Les adhérents versent une somme annuelle de l'ordre de 2.100DH comme frais de maintenance qui comprennent les frais du syndic et l'amortissement des meubles. Cette formule américaine permet à ses adhérents d'acquérir un droit de jouissance sur la semaine en question moyennant un prix de 80.000 DH en moyenne. Ce droit est transmissible aux ayant-droits de l'acquéreur.

L'adhérent peut utiliser sa semaine ou la déposer à la bourse d'échanges. C'est le promoteur qui se charge de cette opération. Ainsi l'adhérent est affilié à la bourse d'échanges par l'intermédiaire du promoteur, et ce en contrepartie d'une commission. Ensuite, la bourse d'échanges envoie à l'adhérent une carte d'adhésion qui comprend la période de la semaine achetée et la capacité, à savoir le nombre de personnes déclarées par l'acheteur. Dès lors, l'adhérent rentre en contact direct avec la bourse d'échanges, l'intervention du promoteur étant terminée à ce stade.

Deux organismes assurent l'échange entre les adhérents à travers le monde. Resort Condominiums International (RCI) basée à Indianapolis aux Etats-Unis et Interval International. Ces derniers ne possèdent pas de propriétés mais accordent leur label à des résidences sur la base de critères bien déterminés. Ils s'assurent au préalable de la propriété de l'appartement par le promoteur en et de la cohérence de la formule juridique avec la réglementation du pays où se trouve la résidence, précise M. El Amarani Joutey. La RCI tient également compte de la compatibilité juridique de la résidence avec la réglementation internationale. Elle exige des promoteurs désirant une affiliation de leurs appartements à cette bourse d'échanges que ces appartements répondent à des critères de confort et d'aménagement. Les résidences affiliées au réseau sont répertoriées dans un catalogue édité en 14 langues et 2,5 millions d'exemplaires.

Rafik IKRAM

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