×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

USFP: Mea culpa du Bureau politique

Par L'Economiste | Edition N°:2691 Le 14/01/2008 | Partager

. Le VIIIe Congrès national en mai ou juin. Un Conseil national pour la réconciliation . El Yazghi ne briguera pas le poste de premier secrétaireLe Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a fait son mea culpa devant les membres du Conseil national réunis, vendredi et samedi derniers, au siège du parti à Rabat. En l’absence fort remarquée de l’ex-premier secrétaire Mohamed El Yazghi et aussi du bouillonnant Driss Lechgar, les travaux ont eu du mal à démarrer en ce vendredi 11 janvier. Dès les premiers instants, les vigiles engagés pour la circonstance ont refusé l’accès aux membres de la direction de la Chabiba Ittihadia. Pourtant, l’article 163 du règlement interne stipule clairement qu’ils ont le droit d’assister à toutes les réunions du Conseil national. C’était le premier «clash» auquel Abdelouahed Radi, qui présidait les travaux, devait faire face. Les membres de la direction de la Chabiba ont fini par avoir gain de cause et ont assisté en toute légitimité aux travaux du Conseil. Deuxième «clash»: le cas du député Mohamed Achboune, membre du parti mais qui s’était présenté aux dernières législatives sans étiquette politique. Lui aussi a été empêché d’accès à la salle de réunion. Hormis ces deux points, l’on peut dire que les travaux du Conseil national se sont déroulés dans un climat de sérénité. Les militants, membres du Conseil national, ont apparemment répondu favorablement à l’appel qui leur a été lancé, la semaine dernière par Habib El Malki à travers la presse du parti. Ils ont donc suivi avec «beaucoup d’attention» la lecture du rapport du Bureau politique. Un rapport qui résume le malaise qui règne au sein de la formation socialiste depuis le 7 septembre dernier. Et qui a eu aussi le mérite de calmer les esprits, le Bureau politique reconnaissant publiquement ses «erreurs». «Nous avons perdu notre singularité et nous nous sommes retirés du soutien aux luttes sociales légitimes et aux revendications des droits justes», peut-on lire dans le rapport. Le Bureau politique reconnaît également qu’«un mur de séparation a été érigé entre le parti et son environnement, ce qui lui a fait perdre le soutien de ceux qui le considéraient comme leur représentant et le défenseur de leurs revendications». Un mea culpa auquel les militants n’ont cessé d’appeler. Aujourd’hui, c’est chose faite. L’étape à venir reste la préparation du VIIIe Congrès qui aura lieu probablement en mai ou juin. A cet effet, une commission sera chargée de veiller aux préparatifs de ce congrès lors de la prochaine réunion du Conseil national, le 26 janvier. Des sources proches de la direction du parti ont indiqué à L’Economiste que le Bureau politique veut faire du prochain congrès un «événement organisationnel et politique par excellence et une occasion de révision critique et constructive». La «démarche militante» sera donc revue à tous les niveaux. A commencer par l’action du parti au sein du gouvernement. Le Bureau politique a reconnu, d’ailleurs, dans son rapport critique, que le parti dans sa recherche «exagérée de vouloir faire conserver au gouvernement son homogénéité» a donné à l’opinion publique une «image de l’USFP qui ne diffère guère de celle des autres formations politiques. C’est l’une des principales critiques qui ont été adressées par les militants à la direction du parti. Elle serait même, dit-on dans les coulisses, à l’origine du départ de Mohamed El Yazghi. Ce dernier a confirmé qu’il n’allait pas briguer un nouveau mandat de 1er secrétaire lors du prochain congrès.Le Bureau politique a aussi affirmé que tous les efforts seront fournis pour faire du VIIIe Congrès national «un congrès de tous les militants et de toutes les militantes». C’est donc un appel à une «grande réconciliation» que lance la direction du parti vers sa base.


Responsabilités

Le Bureau politique de l’USFP a reconnu qu’il n’y a pas eu de participation collective autour des propositions qui lui avaient été soumises pour la participation au gouvernement. Pas plus qu’il n’y ait eu un quelconque débat quant au choix des portefeuilles ministériels ou des ministrables. De fait, le Bureau politique «reconnaît toute sa responsabilité» dans la gestion de cette étape. Et aussi dans les résultats du scrutin du 7 septembre qui étaient un grand choc pour les militants et sympathisants de la formation politique. Cette dernière, faut-il le rappeler, a gagné les élections de 1997 et est arrivée première aux législatives de 2002. Cinq ans plus tard, ce fut la chute brutale à une cinquième place sur l’échiquier politique qui n’est pas pour réjouir n’importe quel militant.Jamal Eddine HERRADI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc