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    Politique

    USFP: El Yazghi désamorce la crise

    Par L'Economiste | Edition N°:2621 Le 01/10/2007 | Partager

    . Au Bureau politique d’annoncer la participation au gouvernement . Mais la crise couve toujours auprès d’une partie des militantsMohamed El Yazghi, premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a «arraché» le «visa» du Conseil national pour participer au gouvernement. Réuni jeudi dernier au siège du parti à Rabat. L’une des plus hautes instances décisionnelles dans l’organigramme de la formation politique a, en effet, décidé de «confier au Bureau politique le soin d’annoncer la participation au prochain gouvernement». Une formalité qui était, d’ailleurs, attendue par les observateurs (cf. www.leconomiste.com). La décision du conseil a été une victoire pour le 1er secrétaire et le Bureau politique qui ont été l’objet de virulentes critiques dès le lendemain de la proclamation des résultats du scrutin du 7 septembre. Des voix à l’intérieur du parti s’étaient élevées réclamant même la démission d’El Yazghi et de tous les membres du Bureau politique. Mais El Yazghi a su, jeudi, désamorcer la bombe en reconnaissant officiellement dans une déclaration de près de 30 minutes l’échec du parti lors des législatives 2007. Avec beaucoup de courage et d’abnégation, il est vrai, le 1er secrétaire a affirmé devant les membres du Conseil national qu’il «assumait avec le Bureau politique toute la responsabilité de la «déroute» aux législatives et qu’une commission mixte allait être constituée pour établir un diagnostic sur les causes de l’échec. «Nous devons d’abord nous demander si nos résultats sont le fait d’un vote sanction», a-t-il affirmé. Finalement, la grande bagarre que l’on disait imminente au sein de la formation politique n’a pas eu lieu. Mais la crise couve toujours. En effet, des militants se proclamant d’un courant dit «néo-socialistes» ont distribué un communiqué au moment même où El Yazghi faisait sa déclaration devant le Conseil national. Il faisait semblant de ne pas les avoir remarqués. Il aura été le seul dans ce cas. Arrivant au chapitre de la participation ou non au gouvernement de Abbas El Fassi, Mohamed El Yazghi a, dès les premières phrases, annoncé la couleur. «Notre parti a été dans l’opposition pendant une quarantaine d’années et nous savons qu’être dans l’opposition n’a rien à voir avec un quelconque repos biologique», a souligné le leader des socialistes. Bien au contraire, a-t-il ajouté, «l’opposition est une tâche difficile qui exige beaucoup d’efforts, de sacrifices et d’abnégation au même titre qu’elle exige une stratégie de travail, de coordination et des outils pour la mobilisation et l’encadrement». D’autant plus qu’un retour dans les rangs de l’opposition ne garantit nullement à la formation politique de «retrouver ses gloires d’antan». C’est donc en des termes on ne peut plus clairs que le 1er secrétaire a appelé ses pairs du Conseil national à le suivre dans sa volonté de faire conserver au parti qu’il dirige «toute sa place dans la Koutla démocratique et dans la majorité constituant le gouvernement actuel». Mais, pour faire partie du prochain cabinet d’Abbas El Fassi, El Yazghi va poser ses conditions, une fois que le Bureau politique se serait prononcé sur la participation du parti au prochain gouvernement. Une simple formalité qui devra intervenir dans les tout prochains jours. Que veut donc El Yazghi? Pas moins de six portefeuilles et non des moindres, à en croire une source proche du Bureau politique. Des portefeuilles qui doivent être confiés à de jeunes cadres du parti. «C’est une exigence du Conseil national», ajoute la même source. Le Conseil a également exigé la démission du Bureau politique de tout membre de cette instance devenu ministre.


    13 heures de débats

    Les travaux du Conseil national ont duré pratiquement de 13 heures jeudi à 2 heures du matin vendredi, avec une coupure d’une heure pour la rupture du jeune. Quelque 180 interventions ont été enregistrées. Elles avaient pour dénominateur commun l’échec du 7 septembre. L’intervention la plus virulente a été celle de Mohamed Lahbabi, l’un des «aigles» du parti au cours des années 70-80. Il n’a pas hésité à comparer le 1er secrétaire à Staline lui reprochant d’avoir mal géré la période pré-électorale et l’accusant d’avoir exercé la politique «des proches d’abord» dans son choix des têtes de listes. C’est ce qui avait d’ailleurs poussé de nombreux militants au niveau des régions à réclamer le départ du 1er secrétaire. Jamal Eddine HERRADI

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