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USA: La Fed ouvre les vannes du crédit

Par L'Economiste | Edition N°:3399 Le 05/11/2010 | Partager

. Elle prévoit de racheter 600 milliards de dollars de bons du Trésor . Les ressorts et les risques de cette décisionLA Fed reprend sa politique d’assouplissement quantitatif. Elle prévoit de racheter 600 milliards de dollars de bons du Trésor jusqu’à la fin du deuxième trimestre 2011. Elle le fera au rythme de 75 milliards de dollars par mois, auxquels il faut ajouter les 35 milliards de dollars qu’elle achète déjà tous les mois. Ce qui va faire un total compris entre 850 et 900 milliards de dollars sur les huit prochains mois. Le président de la Fed, Ben Bernanke, rassure en affirmant que le plan du FOMC (le Comité de politique monétaire de la Fed) atteindrait ses objectifs et que la banque centrale serait en mesure de retirer en temps voulu les liquidités qu’elle s’apprête à injecter.Objectif: d’abord favoriser une accélération de la reprise économique et faire remonter l’inflation, trop faible, à des niveaux acceptables. L’idée est d’éviter que le maintien d’un chômage très élevé pour le pays n’entraîne une rechute de l’économie en déprimant la consommation et que le ralentissement des prix ne débouche sur une déflation.Les moyens mis en oeuvre: la Fed espère donner un coup de pouce supplémentaire à l’activité en diminuant encore le coût de l’emprunt et stimulant ainsi l’investissement des entreprises. Les taux d’intérêt à court terme sont maintenus au plancher depuis que la Fed a décidé de bloquer son taux directeur entre 0 et 0,25% en décembre 2008. Les rachats de titres de dette de l’Etat américain doivent en théorie faire baisser encore un peu plus les taux d’intérêt à moyen et long terme, déjà très bas, en augmentant la demande en obligations du Trésor. La faiblesse des taux d’intérêt à long terme doit également favoriser le redressement du marché immobilier. Marché des changes: En rendant le marché obligataire moins attrayant, l’action de la Fed devrait profiter à Wall Street. En rachetant des obligations d’Etat, la Fed va créer de la monnaie et donc entraîner une baisse du dollar sur le marché des changes. Cette dévaluation du billet vert devrait renchérir les importations américaines et importer une inflation susceptible de soutenir le niveau des prix aux Etats-Unis.Les risques: la Fed va plus loin qu’elle n’a jamais été et ne dispose donc pas de modèles lui permettant de prédire les effets de ces nouveaux rachats d’obligations, selon les analystes. Un autre risque est celui d’un dérapage de l’inflation à terme provoqué par la création de monnaie en masse ex nihilo. Nombre d’analystes et de dirigeants de la Fed craignent un emballement des prix à terme si la banque centrale ne parvient pas à retirer du système financier en temps voulu les liquidités qu’elle y aura injectées. Le risque de monétisation de la dette publique est également présent puisque la Fed se place en position d’absorber d’ici à fin juin la quasi-totalité des émissions nouvelles de titres du Trésor américain.F. Z. T.

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