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    USA: La Fed laisse son taux inchangé

    Par L'Economiste | Edition N°:2560 Le 02/07/2007 | Partager

    . Mais reste préoccupée par l’inflationLA Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé inchangé, jeudi dernier, son principal taux directeur à 5,25%, en rendant un verdict prudent sur l’amélioration de l’inflation. «Les chiffres sur l’inflation de base se sont légèrement améliorés au cours des derniers mois», a indiqué la banque centrale. Elle a toutefois assorti son jugement d’un bémol: la modération des pressions inflationnistes doit se confirmer «de façon convaincante», et d’ailleurs l’inflation reste sa «préoccupation prédominante».A l’appui de sa vigilance, la banque centrale a invoqué le bas niveau du chômage qui risque de créer des tensions sur les salaires. La forte utilisation des ressources dans les entreprises risque aussi de faire monter les prix. «Ce communiqué est cohérent avec un statu quo durable», a réagi Marie-Pierre Ripert d’Ixis CIB. La Fed se livrait là à un exercice délicat, car il lui fallait informer les marchés qu’elle avait pris note des petits signes d’amélioration sur l’inflation, sans pour autant leur donner l’impression de baisser la garde.L’inflation de base, mesurée hors alimentation et énergie, commence depuis quelques mois à refluer vers la barre des 2% qui constituent le seuil de tolérance de la banque centrale. Mais comme la révision à la hausse des chiffres du premier trimestre est venue le rappeler jeudi (avec une inflation liée au PIB au plus haut en 16 ans), il est trop tôt pour crier victoire.Pour Robert Brusca de FAO Economics, la Fed a «trouvé le moyen de retirer son affirmation comme quoi l’inflation était «assez élevée», mais en même temps de dire que l’amélioration n’est pas suffisante».Au chapitre de la croissance, le Comité de politique monétaire (FOMC) s’est voulu rassurant, en jugeant que «l’économie devrait continuer à croître à un rythme modéré dans les trimestres à venir».Il n’a cependant pas fait allusion aux difficultés du secteur des prêts à risques («subprime») qui commencent à inquiéter Wall Street et qui pourraient fissurer la croissance s’ils venaient à contaminer la consommation, qui est le premier moteur de l’économie américaine. Pour Sal Giuatieri, de BMO Financial Group, le dilemme de la Fed se pose en des termes simples: «Si elle baisse ses taux d’intérêt et donne un coup de pouce au secteur immobilier, elle risque d’alimenter l’inflation. Si elle les monte pour juguler l’inflation, elle risque de faire s’écrouler l’immobilier». «Dans ces conditions, le mieux pour la Fed est de ne rien faire», ajoute l’économiste.Synthèse L’Economiste

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