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USA: L’économie encore fragile

Par L'Economiste | Edition N°:3056 Le 29/06/2009 | Partager

. Le PIB a chuté de 5,5% en rythme annuel au 1er trimestre. La Fed s’attend à une croissance d’ici la fin de l’année L’économie américaine semble avoir passé le plus fort de la crise, comme en témoignent les chiffres définitifs du PIB (produit intérieur brut) pour le premier trimestre publiés la semaine dernière. Mais nombre d’indicateurs attestent encore de sa fragilité. Selon les chiffres définitifs du ministère du Commerce, le PIB des Etats-Unis a chuté de 5,5% en rythme annuel au premier trimestre, ce qui marque un ralentissement certain après le plongeon de l’activité au trimestre précédent (-6,3%). Malgré tout, les trois mois d’hiver ont marqué le 3e trimestre consécutif de recul de l’activité aux Etats-Unis, et tout indique que ce recul est en train de se prolonger pendant le trimestre en cours, à un rythme toutefois moins rapide. La banque centrale a reconnu que «le rythme de contraction de l’économie ralentissait», mais a prévenu aussi que l’activité devrait rester «faible pendant un temps» encore. En conséquence, la banque centrale (Fed) a maintenu son taux directeur quasiment à zéro et a indiqué qu’il y avait peu de raisons de penser qu’elle puisse le remonter avant longtemps. Jeudi dernier, la Fed en a rajouté en prolongeant de trois mois jusqu’au 1er février 2010 quatre programmes exceptionnels de soutien au crédit et à la liquidité mis en place pour faire face à la crise. La Fed attend que l’économie américaine renoue avec la croissance d’ici à la fin de l’année, mais a prévenu que celle-ci serait «lente», fragile, et très exposée en cas de nouveau choc. Si nombre d’indicateurs récents ont montré un début de stabilisation de l’économie, il n’y a pas véritablement de signe d’amélioration notable. Le cas de la consommation des ménages, moteur traditionnel de l’économie américaine, qui assure en temps normal les deux tiers environ de la croissance économique des Etats-Unis, est exemplaire. Après s’être effondrée au second semestre de 2008, elle a finalement apporté 0,95 point de croissance au pays au 1er trimestre, soit sa plus forte contribution depuis l’été 2007, marqué par l’explosion de la bulle des crédits immobiliers à risque, à l’origine de la crise actuelle. Mais elle évolue en dents de scie depuis le mois de mars, et les analystes s’attendent qu’elle contribue à faire baisser le PIB au cours du trimestre en cours. S’il offre des signes de stabilisation lui aussi, le secteur de l’immobilier, dont la reprise est jugée comme capitale pour permettre à la croissance de s’installer durablement, montre aussi une évolution assez aléatoire. En décrépitude depuis plus de deux ans, l’industrie a ralenti sa baisse, mais ne parvient toujours pas à remonter la pente. L’activité dans les services, qui emploient près de 85% de la main-d’oeuvre non agricole du pays, s’est encore contractée en mai.F. Z. T.

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