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Economie

Universités populaires
Rendez-vous en janvier 2007

Par L'Economiste | Edition N°:2283 Le 25/05/2006 | Partager

. Les programmes ont pris fin le 16 mai. L’expérience à Fès a réuni plus de 1.600 personnes. De nouvelles filières au programme Les universités populaires (UP) ont fermé, en principe, leurs portes le 16 mai dernier. C’est notamment le cas à Fès où elles ont un franc succès. Elles ont rassemblé cette année près de 1.600 personnes de tout âge venues étancher leur soif de connaissances. Elles sont certes bien loin des universités populaires européennes qui comptent chaque année des milliers de participants de tout bord, mais les résultas réalisés après deux années d’existence permettent d’entretenir un bon espoir pour l’avenir. Pour Hassan Sabir, directeur de la maison des jeunes Al Qods, l’université populaire connaît cet engouement parce qu’elle parvient à mêler le savoir, la gratuité, l’interactivité et le libre accès pour tout le monde. C’est aussi un lieu qui favorise le dialogue entre les générations, les hommes, les femmes et les milieux de niveau social différent. «Cette année, on a été surpris d’accueillir près de 1.000 participants alors que l’on n’en attendait que 600. Cet engouement est le fruit des campagnes de communication menées par le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse. Et ce sont surtout les spots publicitaires sur les deux chaînes de télévision et à la radio qui ont le plus marqué les esprits. «25 professeurs ont également proposé leurs services bénévolement», ajoute Sabir. A noter que le foyer féminin, les maisons des jeunes les Mérinides et Azzohour abritent également des universités populaires. Le public de ces universités est hétérogène. On y rencontre des universitaires, des employés, des cadres d’entreprises et d’autres personnes n’ayant jamais mis les pieds dans un amphithéâtre. A Fès, 8 filières sont développées avec 16 séances chacune: droit, philosophie, langue française, communication, management et marketing, techniques et aperçu historique sur le théâtre, économie et comptabilité. A chaque filière, son public. Mais le droit, la philosophie et la langue française attirent le plus grand nombre de participants. «Les gens sont vraiment attachés au contenu. Les professeurs intervenants réalisent ainsi l’exercice difficile de s’adresser en même temps à des étudiants universitaires, des néophytes, des actifs, des personnes très âgées, etc». «Concernant la filière que j’enseigne, je pars du principe que nul n’est censé ignorer la loi pour transmettre le maximum d’informations à ces gens. Ils arrivent à assimiler facilement parce qu’ils sont de plus en plus conscients de l’importance du droit dans la vie quotidienne», explique Idrissi Acharki Jaafer, professeur universitaire de droit public et des relations internationales. Le désir de savoir est considérable chez les participants. «Ils sont motivés par ce qu’ils se rendent compte qu’acquérir une culture, apprendre est aujourd’hui possible à tout âge et quel que soit le niveau social ou intellectuel, et c’est ce qui facilite notre tâche», souligne Meriem El Monsef, enseignante en comptabilité. Ces participants sont par ailleurs consultés dans la programmation des conférences, des ateliers et le choix des filières. Par ailleurs, des activités artistiques, culturelles et de loisirs sont également proposées aux participants. Considérées comme l’unique espace d’échange et de loisirs pour la jeunesse, les 11 maisons des jeunes qu’abrite Fès souffraient depuis de longues années du manque de moyens et aussi de l’indifférence des autorités compétentes. Les choses commencent toutefois à changer pour celles qui ont le privilège d’abriter les universités populaires. Le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse procède depuis quelque temps à leur réaménagement. Il prévoit aussi de les équiper et de les doter des moyens matériels et didactiques. Un amphithéâtre de 400 places est par ailleurs en cours de réaménagement à la maison Al Qods pour abriter, à partir de l’année prochaine, des conférences, des activités culturelles et artistiques. Ainsi, les universités populaires ont reconfiguré ces espaces et leur ont donné une nouvelle orientation. Ils offrent plus d’animation, de culture et de savoir. C’est dire aussi combien les gens avaient besoin de tels espaces pour apprendre, débattre et partager le savoir. Ces universités viennent de clôturer la session 2006. Elles reprendront en janvier 2007 avec de nouvelles activités et filières, notamment dans les domaines des techniques de l’information et de la communication et la langue anglaise. De nouveaux orateurs: juristes, sociologues, philosophes et économistes…, se succéderont également pour donner des conférences à des participants assoiffés de savoir…


Histoire

La première version de l’Université populaire date de la fin du XIXe siècle. Epoque marquée par l’affaire Dreyfus (un officier français juif, soupçonné de trahison, condamné à tort puis réhabilité).Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philosophes y proposaient des cours gratuits à destination de ce qu’il était convenu alors d’appeler la classe ouvrière. La seconde version  vise des objectifs semblables bien qu’actualisés: démocratiser la culture et dispenser  gratuitement un savoir au plus grand nombre d’individus.


Partenariat

Les universités populaires de Fès ont ouvert aux apprenants de nouveaux horizons. Ainsi, ils ont créé l’association Al Ahd Al Jadid. Celle-ci participe en partenariat de la maison des jeunes Al Qods à l’encadrement de l’Université populaire. «On n’est pas de simples apprenants mais de véritables partenaires», souligne Driss Filali, président d’Al Ahd Al Jadid.De notre correspondanteRachida BAMI

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