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    Universités: La course aux inscriptions commence

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Les inscriptions ont démarré pour l'étranger, au Maroc elles sont programmées pour juillet
    · Un projet de tronc commun pour le premier cycle


    Le compte à rebours est enclenché pour les inscriptions dans les facultés à l'étranger. Ainsi, pour les universités françaises, les dossiers de candidature doivent être déposés au plus tard à la fin de ce mois. Aux demandes d'inscription doivent être joints les relevés de notes des trois dernières années et des recommandations d'enseignants pour augmenter les chances. En effet, l'inscription n'est pas automatique. Les universités françaises sont de plus en plus nombreuses à pratiquer la sélection à l'entrée avec en prime des tests d'évaluation.
    Autre destination aujourd'hui à la mode, l'Espagne. Mais là aussi le bac n'est pas à lui seul suffisant. Le candidat doit subir un test préparatoire lui permettant d'accéder à l'Université. Effectué en général en Espagne, celui-ci peut être préparé à partir du Maroc. En effet, une formation du même type est possible à Rabat à l'Institut Selectividad. De même, l'Institut Cervantès offre un cycle d'apprentissage de langue pour les futurs étudiants des facultés espagnoles. Ce cycle commence à partir d'octobre et comprend 60 heures d'études.
    Pour les autres pays non francophones, la maîtrise de la langue est obligatoire. Pour l'Allemagne, il faut justifier du diplôme Z obtenu au bout de deux années d'apprentissage accéléré. Pour les pays anglo-saxons, le Toefel est de rigueur. Dans tous les cas, les ambassades disposent de documentations et peuvent fournir des informations pratiques aux candidats aux études à l'étranger.
    Quant aux facultés marocaines, il n'y a pas lieu de se précipiter. Les inscriptions ne démarrent en général qu'à partir de juillet. Actuellement, pour de nombreux bacheliers, l'université reste l'ultime destination. "Faute de mieux" revient très souvent dans les explications de ce choix. Pourtant, malgré ses faiblesses, la faculté offre des avantages particuliers. Pour des candidats disciplinés, autonomes et ayant une grande capacité d'adaptation et de travail personnel, l'université peut être un tremplin pour des études plus poussées. En effet, estime le ministre de l'Enseignement Supérieur, si les taux d'échec sont élevés à l'université, "c'est parce que les étudiants ne sont pas préparés a priori au travail de recherche et à la nouvelle organisation des études". Du lycée à la faculté, les repères changent du tout au tout. Le cours n'est plus dispensé en salle d'une quarantaine de personnes. Cours magistraux, travaux dirigés ou encore travaux pratiques constituent désormais le programme, et la dimension humaine n'est plus la même.

    Malika EL JOUHARI

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