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    Economie

    Universités: Finis les DESA et DESS

    Par L'Economiste | Edition N°:2354 Le 05/09/2006 | Partager

    . La réforme des écoles de formation des cadres débute cette année. Lancement du plan offshore visant la formation de 5.200 lauréats LA prochaine rentrée universitaire est spéciale. Pour la première fois, le nombre de bacheliers a dépassé le cap des 100.000 (103.000 plus exactement). Les établissements se sont organisés pour offrir plus de places pédagogiques que l’année dernière avec plus de 86.000 nouvelles inscriptions. Il s’agit d’une augmentation de +6% par rapport à 2005. La rentrée 2006-2007 coïncidera également avec le lancement du plan formation «off-shore» destiné à former 5.200 lauréats dans douze filières spécialisées telles que le développement informatique offshore, les ressources humaines, le management des connaissances et les services financiers. Le plan qui vise à répondre au besoin en ingénieurs sera également mis en oeuvre à partir de cette année à travers le lancement de la réforme des écoles de formation des cadres. Il s’agit de les aligner sur la réforme déjà mise sur les rails au niveau des établissements à accès ouvert. En d’autres termes, les écoles d’ingénieurs, les facultés des sciences et techniques ainsi que les instituts de technologie basculeront désormais dans le système modulaire et la capitalisation des études. «Cette réforme permettra l’adaptation au nouveau canevas pédagogique adopté par les écoles d’ingénieurs en France et de créer des passerelles avec d’autres établissements de formation», explique Abdelhafid Bebbarh, directeur de la formation des cadres au département de l’enseignement supérieur. Des progrès ont été également réalisés dans le sens de l’accroissement des effectifs des élèves ingénieurs conformément aux instructions du Premier ministre Driss Jettou. Selon Bebbarh, le nombre d’inscrits au titre de l’année 2006-2007 connaîtra une augmentation de 17% par rapport à l’année précédente. . 300 masters accrédités Dès la prochaine rentrée universitaire (2006-2007), il en sera fini des DESA et DESS dans les facultés. C’est le système des masters qui prendra le relais. Cette réforme du troisième cycle constitue la deuxième étape de l’implémentation du régime LMD -Licence, Master et Doctorat- introduit par la réforme de l’enseignement supérieur. Selon le directeur de la formation des cadres, pas moins de 300 masters sont déjà accrédités, soit environ 65% des demandes formulées par les différents établissements. Une réunion de la commission nationale d’accréditation fin septembre traitera des demandes qui ont été acceptées à condition que des rectifications y soient apportées. Le secteur privé, lui, a depuis longtemps pris de l’avance en instituant des masters dans son catalogue de formation en prenant soin d’associer des universités étrangères. La raison? en attendant que la procédure d’accréditation devienne opérationnelle, aucune école privée ne peut officiellement se prévaloir d’un titre académique public. La préparation au master sera déclinée en deux formules: la première, professionnelle et la seconde à finalité de recherche, prépare aux études doctorales. Dans le premier, le cursus est conçu de manière à conférer aux étudiants une spécialisation et une qualification pour le marché de l’emploi. L’objectif est clair: donner le maximum d’employabilité aux jeunes qui sortent du système éducatif pour leur éviter les affres du chômage. La deuxième formule est beaucoup plus orientée vers la recherche. Les étudiants reçoivent une formation approfondie et une initiation à la recherche. Si l’accès au diplôme de master est ouvert aux titulaires de licence ou d’un diplôme équivalent, il faut franchir la barre de la sélection. La sélection se fait d’abord sur dossier par référence à des prérequis spécifiques élaborés par l’équipe chargée de l’encadrement pédagogique. Il s’agit principalement des notes obtenues dans certains modules importants pour la filière choisie ainsi que les acquis professionnels pour les candidats venant de la vie active.


    La recherche: Maillon faible

    DANS la recherche scientifique, peu de travail a été réalisé. Le déficit est général. Classé troisième pays africain dans ce domaine, après l’Afrique du Sud et l’Egypte, le Maroc produit 1.100 bulletins scientifiques par an. Et l’Université Mohammed V représente le quart de cette production. La moyenne de recherche par professeur (une seule par 2,5 ans) demeure faible. Et pour cause, les enseignants-chercheurs sont partagés entre les cours et la recherche. Et environ 400 sur le total de 1.000 enseignants que compte l’université ne font tout simplement pas des recherches. Ce volet a fait l’objet d’un plan d’action pour les quatre années à venir. Au centre des préoccupations, sortir la recherche scientifique du cadre purement académique pour aller vers le monde de l’entreprise. Une démarche déjà entamée au niveau de l’Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI) à travers le centre d’innovation technologique et l’installation d’incubateurs d’entreprises en matière de biotechnologie.


    Préinscription en ligne

    A partir de la prochaine rentrée, les bacheliers auront la possibilité d’effectuer leur préinscription à partir du site web de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca www.uh2c.ac.ma. Cela devrait soulager les futurs étudiants du déplacement pour remplir de la paperasse. Les guichets d’inscription seront également moins encombrés ce qui faciliterait le traitement des dossiers. «Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions prises pour informatiser l’ensemble des processus liés à l’inscription et à la scolarité des étudiants».Morad EL KHEZZARI

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