×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Université marocaine: Une réforme qui se fait attendre

Par L'Economiste | Edition N°:1412 Le 10/12/2002 | Partager

. Un ouvrage de Hafid Boutaleb identifie les priorités à mettre en oeuvre. Pilier de la réforme: Application d'un nouveau système pédagogique basé sur les NTI. Reste la mise en application…La réforme de l'université marocaine revient au centre de l'actualité. Un nouvel apport intellectuel vient d'être signé par Hafid Boutaleb, président de l'université Mohammed V Agdal. Il s'intitule «La mondialisation et l'université marocaine renouvelée«. L'ouvrage se penche sur le rôle que pourrait jouer l'université vis-à-vis de la société et sa contribution à la modernisation de l'économie. A cet effet, l'auteur avance des propositions pour une université renouvelée dans un environnement en perpétuel changement. Selon lui, il s'agit d'activer les jalons d'un programme de travail pour les quatre prochaines années (2002-2006). Objectifs: la mise à niveau de la formation universitaire à travers la création de nouvelles structures plus dynamiques et l'application d'un nouveau système pédagogique. Pour cela, Hafid Boutaleb énumère une panoplie de propositions. Il s'agit tout d'abord «de déléguer la gestion des affaires universitaires à une équipe homogène ayant des compétences confirmées et travaillant par projets déterminés«, indique l'auteur. Cela peut être réalisé dans le cadre de contrat-programme que l'université conclura avec l'Etat, le secteur privé et des universités étrangères. «L'université marocaine a besoin de nouvelles structures adaptées pour sortir de sa réclusion et de jouer le rôle de relais dans le développement économique et social du pays«, relève Hafid Boutaleb dans son livre. Il propose de nouvelles structures administratives qui permettront d'exercer plusieurs attributions. Il s'agit d'un département des relations internationales pour dynamiser les accords de coopération avec les universités étrangères et développer des programmes d'échange scientifique entre étudiants. Il prévoit aussi une structure de la communication chargée de mettre en place les moyens pour assurer la diffusion des activités de l'université. Au programme également, une division dédiée à l'informatique pour introduire les NTI dans la gestion des services de l'université. Figure aussi une bibliothèque universitaire pour la gestion des documents. Cette réforme doit viser également le renforcement de l'autonomie administrative et financière accordée à l'université par la nouvelle loi de la réforme universitaire. A ce niveau, Hafid Boutaleb propose une division pour les ressources humaines. Son rôle est la gestion du corps des enseignants-chercheurs ainsi que le suivi des affaires administratives. Sur la liste également, une cellule de gestion des ressources financières. Sa mission: la préparation et la rationalisation du budget dans ses aspects, fonctionnement et investissement. Elle aura aussi pour tâche la recherche de nouvelles opportunités de financement en dehors du budget alloué par l'Etat. Selon l'auteur, ce sont les réformes qui déterminent le niveau de qualification de la population d'une société. Le contenu et le mode d'enseignement doivent être régulièrement adaptés aux besoins du marché. Sur ce plan, il souligne que le Maroc devrait en toute urgence repenser son enseignement supérieur, car les défis de la mondialisation sont multiples. Partant de cette vision, il déclare que le rôle pionnier, tenu par l'université, est représenté en grande partie par la formation, la qualification et la recherche scientifique. Sur ce plan, une action concrète doit être déployée rapidement. Il s'agit de mettre en place les termes d'un partenariat entre l'université et le monde des affaires afin d'intégrer dans la formation universitaire les nouvelles technologies de l'information et de la télécommunication (NTI) pour favoriser la recherche en ligne. Le partenariat puplic-privé permettra aussi de concevoir de nouveaux programmes et des modes d'enseignement adaptés aux besoins de la société et du marché d'emploi. C'est justement là où le bât blesse car, actuellement, l'handicap majeur de l'université marocaine réside dans l'inadaptation de la formation avec les exigences du marché. L'absence d'interactivité entre les deux sphères, «université-société«, explique en grande partie la déception des Marocains vis-à-vis de la formation universitaire.Nabil BOUBRAHIMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc