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Economie

Union pour la Méditerranée
UPM : Alger indécise à cause d’Israël
De notre correspondant permanent à Alger, Nacer Ould Mammar

Par L'Economiste | Edition N°:2794 Le 09/06/2008 | Partager

. Elle a demandé des éclaircissements . Le Formed a abordé la co- responsabilitéLE projet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) du président français ne suscite pas beaucoup d’enthousiasme à Alger. La réunion des ministres des Affaires étrangères du Forum méditerranéen (Formed), tenue vendredi 6 juin à Alger, s’est achevée sur un constat d’échec. La cause? Les Algériens n’ont pas confirmé leur présence au sommet du 13 juillet prochain à Paris, qui devra sceller la naissance officielle de l’UPM.Ils ont en effet conditionné leur participation au projet français à des éclaircissements sur le rôle d’Israël dans cette nouvelle structure. «Ce n’est pas l’UPM qui doit faire la normalisation (des relations) entre Israël et les pays arabes, à laquelle n’était pas parvenu le processus de Barcelone», a notamment déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères à l’issue de la réunion. Et de poursuivre: «Nous avons la certitude que ce projet va se décliner entre pays qui veulent se retrouver dans un même projet. Et de préciser encore que trois pays peuvent se rencontrer dans le cadre de l’UPM autour d’un projet sans avoir besoin d’inclure d’autres pays. Le projet d’Union se caractérise par une souplesse qui tient compte du fait que tous les pays de la rive sud de la Méditerranée n’entretiennent pas des relations normales avec Israël. C’est ainsi qu’il a proposé des possibilités de travailler dans le respect du processus de Barcelone. L’UPM complète le processus de Barcelone qui, lui, n’a pas permis la normalisation des relations avec Israël. Or, Nicolas Sarkozy a déjà pris des engagements auprès de l’Etat hébreu concernant la participation israélienne à ce projet au même niveau que les autres pays méditerranéens et européens. La demande algérienne met le président français dans une situation embarrassante, à quinze jours de sa visite en Israël, prévue le 22 juin. Il est à se demander si Sarkozy répondra favorablement aux exigences algériennes, en excluant Israël du projet ou en dotant l’Etat hébreu d’un statut particulier au sein de l’UPM. Néanmoins, le ministre algérien a fait savoir que la majeure partie des pays membres partage des interrogations sur certains sujets auxquelles ils ont obtenu quelques réponses, mais qui nécessitent «davantage d’efforts dans les semaines à venir afin d’arriver à une vision commune et unifiée sur ce sujet d’union. Nous avons donc convenu de l’impérative nécessité d’aller vers une autre réunion le 12 juillet prochain, pour permettre la mise en œuvre de ce projet de la manière la plus efficace qui soit». Les discussions au Formed ont porté sur le concept de coresponsabilité, pour que l’esprit d’initiative et la mise en oeuvre des projets ne soient pas seulement l’apanage d’une seule partie, comme cela a été le cas dans le passé. Ce concept, accepté en tant que principe, doit se traduire de façon opérationnelle. Par ailleurs, plusieurs associations préparent à Paris un contre-sommet de l’Union pour la Méditerranée.

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