×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Union pour la Méditerranée
    Une législation trop rigide au Sud et à l’Est

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . C’est l’une des conclusions du rapport Milhaud sur le financement du codéveloppement. La création d’une entité financière spécifique à la zone est envisagée. Elle sera dotée d’un capital compris entre 10 et 15 milliards d’eurosLes chefs d’Etat et de gouvernement de la zone méditerranéenne disposent depuis peu d’un instrument de réflexion sur le développement économique de la région avant la réunion de Barcelone en novembre. La commission dirigée par Charles Milhaud, ancien président du groupe Caisse d’épargne, a livré son rapport sur le financement du codéveloppement en Méditerranée. Les experts réunis autour de Milhaud déplorent la faiblesse des investissements dans la région, même s’ils se sont établis à 20 milliards d’euros en 2009. «Les sommes engagées demeurent très en deçà des moyens nécessaires pour accélérer durablement le développement de l’est et du sud de la Méditerranée», relève le rapport. S’y ajoute le manque de coordination entre les différents bailleurs de fonds intervenant dans la région. Ces défaillances avaient été relevées par le passé, mais le rapport regrette leur persistance. Au-delà de l’insuffisance des flux de financement, c’est la frilosité des Etats concernés face au financement privé qui est pointée du doigt. Un contexte peu favorable qui se traduit notamment par la surliquidité du système bancaire (ça l’est un peu moins depuis quelques mois pour le secteur bancaire marocain) mais également l’absence de financement long ou encore la réduction des crédits accordés aux PME. Globalement le crédit bancaire est rare et soumis à de fortes exigences en garantie (une tendance qui pourrait se renforcer avec les normes prudentielles de plus en plus rigoureuses). En face, les marchés boursiers sont assez limités et offrent peu de solutions de financement pour le secteur privé. Cela limite également les interventions des fonds d’investissement. En clair, le rapport Milhaud appelle à plus de souplesse au niveau règlementaire.Ainsi, les travaux de la commission ont notamment abouti à la nécessité de la mise en place d’une entité financière spécifique à la zone UPM. Il s’agira de doter la région d’un bras financier qui devrait répondre au souci de financement et d’instaurer la confiance chez les investisseurs de la région. Pour y arriver, les Etats devront mettre la main à la poche. Le capital de la nouvelle entité sera compris entre 10 et 15 milliards d’euros. Le rapport chiffre la contribution des actionnaires entre 4 et 6 milliards d’euros. La Banque européenne d’investissement prendra en charge au maximum 50% du montant. En outre, le capital doit être libéré de 40% au moins pour garantir la notation AAA, indispensable pour s’assurer de bonnes bases financières et fournir les financements nécessaires. F. Fa

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc