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Economie

Union pour la Méditerranée
En attendant le sommet de Paris

Par L'Economiste | Edition N°:2793 Le 06/06/2008 | Partager

. Un débat très engagé à Fès. La Libye ne veut pas y croire L’Union pour la Méditerranée est-elle en train de s’organiser? Le projet lancé par le Président français Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007 à l’issue du second tour de l’élection présidentielle est apparemment sur les rails. En effet, le projet pour «bâtir une Union méditerranéenne» a démarré sur les chapeaux de roues. Les rencontres se sont multipliées à tous les niveaux des Etats du pourtour méditerranéen. L’idée majeure du projet français est de faire aboutir le projet sur la base, non plus comme cela se faisait avant, d’une décision de chefs d’Etat, mais également en impliquant les élites d’hommes politiques, de penseurs, d’économistes, de stratèges et aussi de membres de la société civile locale… Le Congrès organisé à Fès donne une réelle dimension de cette volonté de faire adhérer le plus grand nombre au projet français.Les débats ont donc commencé dans la sérénité de «l’esprit de Fès». Les interventions de participants venant de différents pays méditerranéens et aussi de pays non méditerranéens ont été toutes enthousiastes et presque unanimes à saluer l’initiative française et à demander sa concrétisation au plus vite. Une date est déjà fixée: le 13 juillet prochain les chefs d’Etat méditerranéens devront se retrouver à Paris pour proclamer la naissance de l’Union pour la Méditerranée. Seul bémol, l’intervention du Libyen Ahmed Kadhaf Al-Dam Kadhafi qui a affirmé que son pays croyait en la Méditerranée, mais «ne voit pas pourquoi il irait “s’acoquiner” avec les Serbes avec qui il n’a aucune relation». Kadhafi voit plutôt que l’Union devrait se faire avec les pays africains, son pays n’a-t-il pas été à l’origine de l’enterrement de l’Organisation de l’unité africaine et à la création de l’Union africaine? D’autres intervenants ont posé le problème d’une autre manière. Le projet d’une Union pour la Méditerranée ne constitue-t-il pas une réponse à l’enlisement du processus de Barcelone censé aider au développement des pays du pourtour méditerranéen? D’autres y voient le moyen de mettre fin aux conflits régionaux qui secouent le pourtour méditerranéen, à commencer par celui opposant Arabes et Israéliens. A ce propos l’on rappelle que pendant l’invasion du sud Liban par Israël (été 2006), des universitaires et des intellectuels français avaient invité Israël et pays arabes à coopérer dans un cadre international sur des sujets consensuels. Idée sur laquelle allait «surfer» Nicolas Sarkozy. Le projet d’une Union méditerranéenne devrait permettre au nouveau président français à la fois d’établir une dynamique politique hors de l’Union européenne et «offrir une alternative sérieuse à l’adhésion de la Turquie à l’UE, dont Sarkozy ne veut pas entendre parler». L’idée aura donc vite fait son chemin, surtout depuis le discours du président Sarkozy à Tanger, le 23 octobre 2007, et dans lequel il a invité tous les dirigeants des pays riverains de la Méditerranée à participer «sur un pied d’égalité» à une conférence au sommet à Paris l’été 2008. Exactement le 13 juillet, soit la veille de la plus grande fête nationale française. La conférence en question doit marquer la naissance politique de l’Union pour la Méditerranée. Différents aspects ont donc été relevés au cours de la première journée du Congrès international sur l’Union pour la Méditerranée. Mais l’un des plus importants reste celui soulevé par André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh. Azoulay, avec le sang-froid qu’on lui connaît, a su mettre directement le doigt sur la plaie. C’est la dimension humaine de tout le projet qui est en question. «Il appartient certes aux Etats de mettre en œuvre les mesures concrètes que la situation exige, mais ce qui a été déjà fait et ce qui sera fait nécessitent d’être explicités, compris et pris en compte par nos sociétés civiles qui sont les premières concernées», a-t-il dit. Réunis donc pour «débattre et dresser ensemble les cadres d’un projet commun», les intervenants au cours de la première journée du Congrès ont également soulevé la question du «contrat de confiance» qui doit désormais lier les Etats impliqués dans l’Union pour la Méditerranée. On en parle comme un gage de réussite sans lequel le projet risquerait de mourir à la naissance. L’on tient également à rappeler que l’Espagne et l’Italie, pays les plus touchés par l’immigration clandestine, soutiennent certes le projet, mais «restent prudentes face à l’enthousiasme français». Le 20 décembre 2007, un appel avait été lancé en faveur de la coopération méditerranéenne, mais «en continuité avec les dispositifs existants». Selon l’appel de Rome, le projet intéresserait en premier lieu 25 pays, les 22 ayant un littoral méditerranéen ainsi que le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, tous trois déjà très impliqués dans divers processus euro-méditerranéens.


Présidence

Dans les coulisses, l’on raconte que le président égyptien Mohammed Hosni Moubarak, doyen des chefs d’Etat arabes, serait pressenti pour être l’un des premiers présidents de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Le siège du secrétariat général pourrait revenir au Maroc dont les autorités ont été parmi les premières à avoir accueilli favorablement la proposition française. La Tunisie est également en lice.Jamal Eddine HERRADI

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