×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

Une vague de petits tremblements de terre a secoué le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1572 Le 31/07/2003 | Partager

. Deux tremblements de terre se sont produits à moins de 24 heures d'intervalle. Les secousses ont touché Al-Hoceïma, Casablanca, Rabat, El Jadida et la région de Settat. Le même jour, le Portugal et l'Espagne connaissaient le même sort La terre est en colère. En tout cas, ce mardi 29 juillet, elle a, à plusieurs endroits différents mais rapprochés du globe, grondé et tremblé. Des secousses telluriques qui n'ont occasionné ni dégâts ni accidents, tout au plus de sacrées frayeurs. Et cette fois-ci, Casablanca n'y a pas échappé. A 5 heures 31 minutes 42 secondes, mardi 29 juillet, un tremblement de terre a secoué la capitale économique. Une première fois faiblement, puis une seconde fois très fort. Assez fort en tout cas, pour que des feux rouges soient déracinés. Néanmoins, les récits sont mitigés. Certaines personnes ont ressenti la violente secousse, d'autres pas. Les quartiers qui ceinturent la ville ont été les plus sensibles. Des Casablancais affolés ont même quitté leur domicile «de crainte qu'il ne s'écroule«. Au coeur de Casablanca, rien ou presque. Pourtant, la magnitude enregistrée par le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) indique 4,7 sur l'échelle de Richter. A ce niveau, les ondes sont souvent ressenties mais sans véritables dommages (voir tableau). L'épicentre de cette secousse se situe dans l'océan Atlantique à 330 kilomètres de Rabat et 300 kilomètres de Casablanca. D'ailleurs, plusieurs régions ont tremblé, à savoir El Jadida, Rabat et la région de Settat, est-il indiqué auprès du CNRST.Le Centre ajoute également que la secousse a été suivie d'une réplique, ce qui minimiserait le risque qu'un autre tremblement survienne. Et selon l'Institut scientifique de Rabat, il n'est pas rare que des séismes se produisent aux alentours du cap de Saint-Vincent(1) au large des côtes du Portugal (océan Atlantique). Il s'agit là d'une zone sismique reconnue, en activité depuis plus d'un siècle et affectant les villes côtières, est-il ajouté auprès de l'Institut.D'ailleurs, à la même heure de la même journée, la terre a aussi tremblé à Lisbonne et dans le sud du Portugal, région frontalière de l'Andalousie. Un séisme d'une magnitude de 5,4 sur l'échelle ouverte de Richter, selon l'Institut de météorologie portugais. Heureusement, il n'a occasionné ni victimes ni dégâts matériels. L'épicentre était situé en mer, à 155 km au sud-ouest du cap de Sao Vicente (province d'Algarve). Il s'agit peut-être, puisque les horaires concordent, du même épicentre qui a secoué la ville de Casablanca, mais à une moindre magnitude.Et un peu plus tôt en cette matinée du 29 juillet à 5h15 GMT, un autre tremblement de terre s'est produit en Espagne. Il a secoué les provinces andalouses (Huelva, Malaga et Séville). Magnitude 5,6 sur l'échelle ouverte de Richter, indique l'Institut géographique espagnol. L'épicentre a été localisé à une cinquantaine de km du cap St-Vincent, dans la zone dite Azores Gibraltar. Là aussi, pas de dégâts, selon les pompiers de Séville, même s'il s'agit du plus fort séisme enregistré dans cette région depuis 1969. La veille n'a pas été plus calme. Au Maroc, une secousse tellurique d'une magnitude de 3,7 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistrée lundi après-midi, à 16 heures 16 minutes 08 secondes GMT, au large d'Al-Hoceïma, a annoncé le CNRST. Idem dans l'est algérien (Bourj Bou Arreridj, à 250 km à l'est d'Alger), qui a été aussi secoué, le dimanche 27 juillet à 19h21 GMT, avec une magnitude de 4,2 sur l'échelle de Richter. . Par surprise...Au Maroc, il y a un peu plus de deux ans, une secousse de 5,2 sur l'échelle de Richter a été enregistrée. Son épicentre se trouvait au large de Kénitra et ses répercussions se sont fait ressentir au centre du pays, à Kénitra, Rabat, Casablanca, Fès et Meknès. Les toutes dernières secousses, trois au total, se sont produites en décembre 2002. Malheureusement, les références historiques ne permettent pas de prévoir les tremblements de terre: ils arrivent par surprise en général. Selon les spécialistes et ainsi que nous l'avions déjà annoncé dans nos colonnes, au Maroc, l'activité sismique est inquiétante. Nador, Al-Hoceïma, Rabat, Rachidia, Arfoud, Rissani, pour ne citer que ces villes, sont des plus vulnérables. Même si l'activité est faible et ne présente aucun danger tant que la magnitude est inférieure à 4°, elle est néanmoins régulière. De plus, ajoutent les spécialistes, il est difficile de donner l'intensité du séisme avec précision dans la mesure où les stations d'enregistrement sont éloignées l'une de l'autre. La magnitude ne peut être qu'aléatoire, selon les experts.Les tremblements de terre sont provoqués par un choc ou un effondrement souterrain, ou encore par une rupture. Toutes ces causes entraînent des failles qui doivent être, tôt ou tard, remplies. D'où la réplique qui se produit après la première secousse dont l'ampleur est difficile à prévoir. Ce risque n'est pas propre au Maroc. Dans le monde entier, il n'est pas du tout maîtrisé. Le plus grave, c'est qu'en matière de construction, en dehors de la ville d'Agadir, rares sont les édifices qui peuvent tenir le coup en cas de séisme à forte amplitude. Et le plus regrettable, c'est que l'application des nouvelles normes antisismiques (RSP 2000) n'est pas obligatoire.


Que représente la magnitude?

La magnitude n'est pas une échelle, c'est une fonction logarithmique; c'est-à-dire que lorsque l'amplitude du mouvement varie d'un facteur 10, la magnitude change d'une unité. Par exemple, un séisme de magnitude 6 est dix fois plus fort qu'un séisme de magnitude 5 et cent fois plus fort qu'un séisme de magnitude 4. Lors de la rupture qui se produit au foyer d'un tremblement de terre, la plus grande partie de l'énergie se dissipe sous forme de chaleur. Une partie seulement se propage au loin sous forme d'ondes élastiques. Le rapport entre l'énergie des ondes et l'énergie totale, appelé rendement sismique, est estimé entre 20 et 30%. La magnitude de Richter mesure l'énergie émise sous forme d'ondes élastiques. Un séisme de magnitude 5,0 correspond à peu près à l'énergie dégagée par la bombe nucléaire qui détruisit Hiroshima. La relation qui existe entre la magnitude et l'énergie sismique libérée montre qu'un séisme de magnitude 7 libère à lui seul autant d'énergie qu'une trentaine de séismes de magnitude 6. Le séisme de plus grande magnitude connu au cours de ce siècle est celui du Chili en 1960, de magnitude 9,5. La zone de rupture de la faille avait atteint plus de 1.000 km de long.Radia LAHLOU-----------------------(1) Sao Vicente pour les Portugais et San Vicente pour les Espagnols.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc