×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

Une stratégie antifaussaire à l'oeuvre

Par L'Economiste | Edition N°:394 Le 07/12/1998 | Partager

Les faux-monnayeurs pourraient être tentés par l'énorme volume d'Euros qui seront échangés dans l'Euroland d'ici 2002 et la méconnaissance du public des caractéristiques de l'Euro pour écouler de faux billets...


Un mois seulement sépare les onze pays de l'Euroland de la date de l'entrée en vigueur officielle de la monnaie unique. L'émotion mais également la peur se font déjà sentir chez les ménages. En Allemagne, cette peur fait le bonheur des escrocs, plus actifs qu'ailleurs selon une étude de l'Union Européenne, qui multiplient les produits d'épargne douteux (placements sur des devises, des métaux nobles, des pseudo-produits bancaires ou de l'immobilier de vacances). La Centrale Allemande des Consommateurs à Berlin a donc mis en garde les épargnants contre les offres de placement qui proposent un rendement supérieur à 6%.
Mais ce n'est pas tout, une autre sorte d'escroquerie inquiète les institutions d'émission de la monnaie unique: la contrefaçon des billets.

Une inquiétude légitime d'ailleurs, puisque pas moins de 30 milliards de billets libellés en Euros seront imprimés dans onze pays européens d'ici le 1er janvier 2002. Selon Hervé Clerc de l'AFP, les spécialistes de la contrefaçon risqueraient d'une part de mettre à profit la période d'échange des monnaies nationales en Euros pour tenter d'écouler le maximum de fausse monnaie et, d'autre part, de profiter de la méconnaissance du public sur les caractéristiques des futurs billets. Pour trouver une solution à ce problème, un Colloque International à Lyon organisé par Interpol (organisation internationale de police) a eu lieu les 23 et 24 novembre. Près de 250 personnes, représentant des milieux bancaires, de la police, des spécialistes de la contrefaçon, étaient présentes. Selon M. Dinand, responsable à la Banque Centrale Européenne, celle-ci n'est pas tant préoccupée par les risques de contrefaçon de l'Euro que par le risque de voir les malfaiteurs échanger des billets nationaux contrefaits, mélangés à des billets authentiques contre des Euros.

Et pour cause, des mesures de protection sophistiquées ont été prises pour éviter la contrefaçon de l'Euro: dispositif de protection par ultraviolet renforcé, encre magnétique, encre à optique variable, micro-impression, hologramme, fil de sécurité métallique... Des spécialistes avaient même réfléchi à la possibilité d'introduire des billets en plastique (support polymère), mais cette hypothèse avait été écartée compte tenu du fait que l'introduction de l'Euro constituait à elle seule un "choc psychologique" et culturel suffisant pour ne pas ajouter en plus un changement de support matériel.
Pour renforcer la protection des consommateurs contre ce type de risques, il a été décidé lors du Colloque qu'une vaste campagne d'information serait lancée pour faire connaître précisément au public les caractéristiques des futurs billets.
La date de lancement de cette campagne pose cependant problème dans la mesure où, si elle arrive trop tôt, les faux-monnayeurs seront avertis les premiers et pourront prendre leurs dispositions. Si elle arrive trop tard, les consommateurs en auront fait les frais, car ils n'auront pas été avertis assez vite pour reconnaître les falsifications. En plus de toutes ces précautions, il a été décidé que les polices et les banques renforceraient leur coordination et mettraient en place deux banques de données, l'une rassemblant les données techniques et statistiques sur la contrefaçon (dates de saisie, nature de faux billets...), l'autre mettra à la disposition des polices toutes les informations disponibles sur les suspects.

Nadia BELKHIYAT (AFP)

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc