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    Enquête

    Une première expérience de la FIMME, de L'ISTAIE et de la GTZ : Formation duale: Les premiers pas des premiers lauréats

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    Les 30 élèves formés à l'ISTAIE ont actuellement intégré les entreprises. Toutefois, toutes les places pédagogiques ne trouvent pas leur correspondant en entreprises. Un déficit d'environ 10 postes de stage par filière est toujours observé. Pourtant, les stagiaires peuvent être opérationnels dès leur période d'apprentissage.

    Les lauréats de la première promotion de l'ISTAIE (Institut Supérieur de Technologie Appliquée Inter-Entreprises) sont actuellement recrutés dans les entreprises qui les ont parrainés. La formation a débuté en janvier 1993 et a duré deux années. Cette formation est mise en place dans le cadre de la coopération maroco-allemande. La GTZ, société d'Etat allemande pour la coopération technique, est chargée de différents volets de l'assistance technique (experts et équipements).

    La formation duale permet une meilleure adéquation formation-emploi développant des synergies entre l'ISTAIE et les entreprises. Pour preuve, les 30 élèves de la première promotion ont été recrutés par les entreprises.

    Afin d'encourager les entreprises à participer au programme de formation, l'Institut a retenu pour sa première promotion une filière hybride dont le "produit" est "un technicien polyvalent en maintenance des machines-outils et des autres machines à production automatisée".

    Cibler les leaders d'opinion

    En effet, l'ISTAIE a signé une convention avec la FIMME (Fédération des Industries Mécaniques, Métallurgiques et Electriques), mais l'approche des entreprises n'est pas une tâche aisée. "Il faut y croire et avoir de la patience pour continuer le démarchage", explique M. Abdellatif Moutakki, directeur de l'ISTAIE. Le directeur adapte sa politique. Il cible de plus en plus les leaders d'opinion, lance des mailings et perfectionne sa politique de communication. Il tente également d'intéresser les entreprises en leur présentant un package de produits: la formation duale, le "service après-vente" pour une spécialisation ou une actualisation des connaissances, la formation des salariés et la formation des tuteurs.

    Sur 42 places offertes, uniquement 30 ont été effectivement occupées. "C'est toute une culture à mettre en place", précise M. Moutakki. Il faut que l'entreprise dispose d'une structure d'encadrement des stagiaires. Les tuteurs doivent également accepter de consacrer une demi-heure par jour pur la formation. Ainsi, la formation duale se déroule à 40% en entreprise et pour 60% à l'Institut. Au niveau de celui-ci, elle est organisée suivant des modules qui regroupent au maximum 8 élèves. Un cahier des charges est élaboré conjointement avec les formateurs et les tuteurs pour définir les programmes des stages. Par ailleurs, l'entreprise est tenue de verser au stagiaire l'équivalent de 50% du SMIG durant la première année et 75% la deuxième année.

    Théorie et pratique

    Par exemple, au sein de l'entreprise Maghreb Elastoplast, les élèves ont même été opérationnels durant la période de stages. Ceci a été certifié par leur tuteur et leur maître.

    Les stagiaires jugent la formation duale bénéfique, car elle leur a permis "d'appliquer simultanément les connaissances théoriques et pratiques". Pendant la période de stage, les élèves ont pu également préparer leur intégration au sein des unités. "Nous avons pu apprendre au sein de l'entreprise la théorie des relations humaines", ajoute un des deux stagiaires. Dans le cas de Maghreb Elastoplast, l'intégration des lauréats a permis d'encourager les autres techniciens à évoluer.

    Leur tuteur, M. Layachi Assouihly, responsable Production, explique que l'avantage de la formation duale est que les stagiaires connaissent, dès le départ, la fonction qu'ils occuperont une fois formés. Ceci leur permet de s'y impliquer dès leur premier passage.

    Les deux stagiaires engagés, au cours de leurs deux années de formation, ont conçu une nouvelle installation électrique des ateliers, automatisé le monte-charge et mis en place une nouvelle codification, à six chiffres, du stock des pièces de rechange. Ce dernier projet a été discuté, avant son application, avec les responsables des finances, de la production, de la qualité, des approvisionnement, des magasins et de l'informatique ainsi qu'avec la direction générale. Les deux stagiaires ont dû "batailler" pour le faire approuver.

    Les deux stagiaires veulent aujourd'hui créer un service maintenance. Ils estiment qu'une maintenance préventive permet de réduire les délais d'immobilisation des machines et d'augmenter la qualité, "pour que notre produit trouve un marché", précisent-ils.

    Par ailleurs, et grâce à leur concours, l'expertise du bureau Véritas pour la détermination de la prime d'assurance matériel a été très concluante. "Les années passées, plusieurs reproches nous ont été adressés. Cette année, le rapport ne comporte plus que quelques pages, et des critiques qui pourraient être facilement surmontables", explique leur maître, Mlle Nezha Louhmadi, responsable qualité et maintenance.

    L'apport positif des deux stagiaires est donc palpable. Toutefois, des remarques du maître ou du tuteur sont toujours formulées au directeur de l'Institut. Pour ce cas précis, les critiques du maître ont porté sur un manque de maîtrise des calculs des coûts.

    Ainsi, la formation duale est définie avec le concours des entreprises qui déterminent et réajustent leurs besoins.

    Des réunions mensuelles se tiennent à l'ISTAIE auxquelles sont convoqués les tuteurs.

    Enfin, la seconde filière s'intitule "Formation de techniciens polyvalents dans la maintenance mécanique, électrique et électronique automobile".

    Celle-ci a démarré au mois de janvier 1995. Elle offre 48 places pédagogiques dont une dizaine sont encore disponibles à ce jour. La formation portera sur tous les aspects de la maintenance des véhicules automobiles, notamment l'utilisation des équipements sophistiqués de diagnostic et de détection des pannes mécaniques, électriques et électroniques.

    L.T.

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