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    Politique Internationale

    Une pensée pour rester en bonne santé : L'éthisme : Hippocrate est de retour

    Par L'Economiste | Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager

    René Soulier est médecin, homéopathe et sophrologue. Il est le fondateur de l'éthisme, réactualisation du concept bimillénaire de l'humanisme hippocratique. L'éthisme, dénomination nouvelle, est original par ses méthodes d'approche et ses moyens d'action. Il se veut le versant ascendant de la santé, celui qui mène au mieux-être.


    L'Economiste: Comment définissez-vous l'éthisme?
    Dr René Soulier: Tout commença il y a près de 10 ans, avec une réflexion, par notre groupe d'études (composé de médecins, de psychologues, de sociologues...) sur le mal-être, un des maux ressentis les plus éprouvants de notre époque, que nous avons analysé comme une mauvaise relation entre l'individu avec lui-même, avec les autres et avec l'univers. Ce mal-être ne relève pas de la médecine, mais de méthodes relationnelles éducatives que nous appelons éthistes.
    Le terme nouveau d'éthisme est désormais un nom déposé et protégé. Il a été choisi et composé par nous en référence à l'éthique, qui signifie morale et style de vie. Dans la Grèce antique, au siècle de Périclès, Hippocrate (VIème s. av. J-C) avait déjà pensé que le mal-être n'est pas un phénomène démoniaque extérieur à l'individu, mais qu'il résultait d'une mauvaise gestion de vie, dont le sujet devait se sortir par lui-même, en commençant par appliquer le grand principe: ne pas se nuire.
    Réactualisation du concept humaniste hippocratique, l'éthisme a recours à des moyens naturels psycho-physio-énergétiques. Il aspire au mieux-être, état d'équilibre corps-esprit, état métaphysique de satisfaction intérieure.

    Les versants de la santé

    - Vous êtes d'abord médecin, donc bien placé pour savoir que ce que vous prônez n'est autre que l'objectif de la médecine?
    - La santé est l'état naturel de l'absence de maladie, c'est un espace à deux versants: l'un, descendant, mène vers la maladie, l'autre, ascendant, s'élève vers le mieux-être. La médecine occupe légalement et en exclusivité le premier versant pour obtenir la guérison qui n'est pas la santé naturelle, mais une réussite thérapeutique. La médecine est en outre limitée (nombreuses maladies demeurant incurables ou invalidantes) et peut elle-même être génératrice de maladies nouvelles. Par ailleurs, le mal-être peut s'emparer de l'être humain même en l'absence de maladie. L'éthisme, de son côté, a lui aussi ses limites, ses résultats ne sont pas chiffrables. C'est pourquoi il se doit une grande rigueur dans l'authentification de ses moyens. Ainsi, l'Académie éthiste est chargée d'authentifier les disciplines qui lui sont présentées avant de les agréer comme disciplines éthistes.

    - Comment l'éthisme a-t-il été accueilli par le public?
    - Généralement très bien. La promotion d'un secteur classé sans équivoque comme non médical et axé uniquement sur le mieux-être devrait pouvoir donner enfin satisfaction à tous: aux médecins, parce que le secteur n'empiéterait plus sur leur domaine, et aux usagers, en répondant à leur attente motivée d'un service d'un autre type, service qui trouve sa place légitime à côté du service de santé, et qui peut couvrir un territoire aussi vaste que celui de la médecine elle-même, car la demande de bien-être ne cessera d'augmenter à l'avenir et fera appel à des compétences différentes qui vont pouvoir se révéler et sortir de l'ombre. Elle permettra en outre à certains médecins de se recycler.

    La voix d'une autre voie

    - Lesquels à votre avis?
    - Il y a ceux qui estiment, avec le Dr Jacques Menetrier (découvreur des oligo-éléments) "que les miracles réels et indiscutables de la médecine moderne ne font que mieux mettre en évidence ces malportants mis à l'index par une médecine de plus en plus technique et de moins en moins humaine". D'autres pensent que l'organisation actuelle du système de santé favorise l'orientation des patients vers les structures les plus lourdes et les plus coûteuses qui ne sont pas forcément les mieux adaptées aux besoins. Enfin, il y a ceux qui pensent que l'éthisme sait faire entendre la voix d'une autre voie.

    - Votre optimisme n'est-il pas utopique?
    - Détrompez-vous. Vous n'imaginez pas le nombre de médecins qui n'arrivent pas à s'installer. C'est le Dr Louis René, président du Conseil de l'Ordre des médecins qui écrit lui-même: "Aujourd'hui, il faut réfléchir et agir pour trouver d'autres moyens d'utiliser le diplôme de docteur en médecine... Nous ne sortirons pas du marasme ressenti par nombre de confrères sans imagination créatrice". Lorsque les promoteurs du mieux-être naturel psycho-physio-énergétique ont décidé de réfléchir et d'agir ensemble, ils ont fait oeuvre d'imagination créatrice. Ensemble ils ont fondé l'Institut Ethiste du Mieux-Etre qui accueille tous ceux qui s'y trouvent à l'aise, et ils sont nombreux.

    Propos recueillis par Bouchra LAHBABI



    Le Dr Soulier

    Né à Metz sous le signe du Bélier, le Dr René Soulier fait ses études secondaires durant sept ans chez les Jésuites. Après des études de mathématiques supérieures et de physique quantique puis une thèse de Doctorat de Médecine devant la Faculté de Médecine de Paris, il commence une carrière médicale bien remplie. D'abord chirurgien spécialiste en ORL, il devient homéopathe célèbre qui fut pendant trente ans secrétaire général puis président du Conseil National des Médecins Homéopathes de France. En même temps, il devient un des sophrologues les plus réputés de Paris. "Le nom Soulier, dans cette région de France dont nous sommes originaires depuis le 15ème siècle, provient du terme solier qui désigne l'aîné de la famille chargé de garder la terre, le sol, pendant que ses frères s'expatrient pour étudier. Quant à René, mon nom de baptême, il signifie renaissance à la vie spirituelle."
    Le Dr Soulier est un grand ami du Maroc où il séjourne plusieurs fois par an. Son épouse, Casablancaise depuis trois générations, est depuis 25 ans sa collaboratrice de tous les instants. Mme Soulier est la nièce du Pr Laoust, professeur au Collège de France, membre de l'Institut Spécialiste de l'Arabie du 12ème siècle.

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