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    Une «oblig» signée Mokri-Lyautey

    Par L'Economiste | Edition N°:2405 Le 21/11/2006 | Partager

    . Maroclear ouvre son musée. Exposition de 100 titres très étonnantsA l’époque de la dématérialisation des titres et de l’automatisation des transactions, peu de gens se souviennent de l’ancienne époque des valeurs mobilières imprimées sur papiers. Pourtant, ces titres marquaient les débuts de l’économie marocaine moderne. Le garant de la dématérialisation des transactions, Maroclear, ressuscite ces témoins de l’histoire dans un musée inauguré la semaine dernière par le prince Moulay Rachid. Premier édifice du genre en Afrique et dans le monde arabe, et sixième dans le monde, le «Musée marocain des valeurs mobilières», rassemble environ 400 titres dont 100 sont actuellement exposés au siège de Maroclear. «Nous avons trouvé ces titres dans les archives des banques marocaines ainsi qu’auprès de plusieurs collectionneurs étrangers. Le musée a nécessité un investissement de 2 millions de DH», précise Fathia Bennis, directrice générale du CDVM. Les 400 titres du musée seront, prochainement, présentés dans des expositions thématiques qui retracent l’histoire des entreprises appartenant aux différentes régions du Maroc. Le titre «doyen» du musée remonte à 1853, période où les compagnies européennes commençaient à manifester leur intérêt pour le Maroc. Il représente une part de 100 francs du capital de la «Compagnie impériale» qui transportait les régiments de l’armée française dans les colonies africaines. Mais il n’y a pas que les compagnies privées de l’époque qui émettaient des titres. Dès le début du XXe siècle, l’Etat marocain levait déjà ses besoins financiers auprès des investisseurs privés. Le musée comprend, en fait, une «obligation d’Etat» à 5% datant de 1910, signée conjointement par le ministre des Finances (amin el oumana) de l’époque Mohamed Elmokri et le résident général français Hubert Lyautey. Qui a dit que l’Etat marocain était conservateur? L’émission des bons du Trésor s’est intensifiée après l’avènement du protectorat. Les titres souverains étaient de maturités très longues (entre 25 et 75 ans). Ils étaient rémunérés entre 5 à 6%, avant que les taux ne descendent à 4,5% dans les années 1930 et à 3,5% dans les années 1940. A noter que les titres à 1 an et 5 ans étaient émis pendant cette décennie entachée de guerres, d’épidémies et de famines.Cela n’a pas empêché les compagnies françaises de faire des affaires au Maroc et ouvrir leur capital au public. La valeur des actions variait généralement entre 100 et 500 francs. De même pour les obligations qui étaient émises avec des coupons détachables pour permettre aux créanciers de percevoir leurs intérêts annuels.A qui appartenait ces actions et obligations antiques? La plupart sont émises par des compagnies minières qui étaient actives dans les quatre coins de «l’empire». L’agriculture est aussi bien représentée par des compagnies d’arboriculture, d’horticulture, des roseraies et même des élevages de slouguis. Le musée retrace également le début de plusieurs activités, notamment les chemins de fer, l’électricité et l’immobilier dans sa forme moderne. «Il n’y avait pas que les compagnies françaises qui ouvraient leur capital au public. La colonisation espagnole au nord du Royaume a permis à plusieurs entreprises ibériques d’exploiter les ressources de la région, notamment dans le secteur minier«Nouaim SQALLI

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