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Enquête

Une nouvelle école de management à Mohammédia

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Une école supérieure de management vient d'ouvrir ses portes. Elle revendique une philosophie pédagogique originale alliant la connaissance à la personnalité.


La ville de Mohammédia a sa grande école de management. Baptisée Management Business School (MBS), cette école ouvrira ses portes pour l'année universitaire 1997/1998 et pourra accueillir la première année une cinquantaine d'étudiants. Après les deux premières années durant lesquelles les étudiants recevront un enseignement général, leur permettant d'obtenir le diplôme de premier cycle, ces derniers pourront opter pour l'une des spécialisations prévues. Au programme, marketing et gestion commerciale, finance et contrôle de gestion, ainsi que le management et la communication. A l'issue de la quatrième année, les lauréats obtiendront le diplôme de second cycle, lequel leur permettra soit d'entrer dans la vie active, soit de poursuivre leurs études pour un MBA, un DEA ou un DESS.
Dès la première année, explique M. Aziz Laaraf, le promoteur de ce projet et directeur général de MBS, les étudiants sont initiés à la conduite de projets et à la recherche. Objectif, leur «inculquer dès le départ le réflexe empirique et les sens de l'autonomie». En complément, ajoute M. Laaraf, les stages, qui se déroulent en fin de chaque année, leur apportent de l'expérience et une meilleure connaissance de la réalité des affaires. La recherche des postes de stages fait d'ailleurs partie des premières préoccupations de la MBS. «Grâce à son réseau de partenaires, l'école se dit en mesure d'offrir des stages directement liés à l'activité des étudiants».

La philosophie pédagogique, qui oriente les actions de l'école, repose sur une conception globale de la formation. Il ne s'agit pas, explique M. Laaraf, de faire apprendre aux étudiants des matières variées, mais de construire leur personnalité. «Ils doivent pouvoir se prendre en charge et être tout à fait capables de réagir devant les situations les plus différentes de leur travail, qu'ils soient entrepreneurs ou hauts cadres d'entreprise». La conception pédagogie adoptée par MBS vise à rendre ses lauréats opérationnels à leur sortie de l'école. C'est pourquoi, insiste M. Laaraf, les étudiants seront traités, non pas comme des élèves, mais comme des décideurs responsables, car «leur aptitude à diriger sera d'autant plus grande qu'ils seront mis dans le bain très tôt».

Internet


Aussi, à voir les locaux, l'école n'a-t-elle pas lésiné sur les moyens. Les salles de cours sont de deux sortes. Les petites sont réservées aux travaux de groupes restreints. Les grandes accueilleront un plus grand nombre. Toutefois, il sera accordé plus de temps aux travaux de groupes restreints, suivant la conception de l'école, précise M. Laaraf.
En plus des moyens destinés à l'enseignement lui-même, l'école met à la disposition des étudiants une grande bibliothèque et un réseau Internet. «Les étudiants pourront ainsi consulter les meilleures bibliothèques du monde». D'ailleurs le centre Internet ne sera pas réservé aux étudiants. Il pourra être utilisé par toute personne extérieure à l'école et notamment les chercheurs, moyennant un prix «très modeste» conçu pour couvrir les frais sans décourager les usagers, souligne le directeur général de MBS. La formation de la MBS est ouverte aux bacheliers toutes séries qui devront déposer un dossier de candidature et subir un entretien d'évaluation. Par ailleurs, les admissions parallèles en deuxième et troisième années sont ouvertes aux étudiants justifiant d'un diplôme universitaire ou d'un titre équivalent.

Pour lui, le choix de la ville de Mohammédia n'est pas fortuit. «Les études que nous avons menées ont confirmé que plusieurs étudiants se déplacent à Casablanca pour leurs cours dans les écoles privées». C'est pourquoi, ajoute M. Laaraf, nous avons pensé leur faciliter les choses. C'est donc pour répondre à un besoin de proximité que l'école a vu le jour.
Question prix, M. Laaraf ne cache pas qu'il veut permettre à un plus grand nombre de suivre les cours de la MBS, malgré l'importance de l'investissement, financé à hauteur de 200.000 Dirhams par des fonds propres, auxquels s'ajoute un crédit bancaire moyen terme de 500.000 Dirhams. Le bâtiment abritant l'école est en location. Aussi, précise-t-il, les prix ne sont-ils pas prohibitifs et sont même en deçà de ce qui est pratiqué dans les grandes écoles. L'étudiant devra s'acquitter de 2.000 Dirhams de frais d'inscription et de 20.000 Dirhams de frais de scolarité, payables en une, deux ou trois tranches.

Hakim ARIF

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