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Economie

Une nouvelle convention sur la protection de l'enfant est née

Par L'Economiste | Edition N°:533 Le 21/06/1999 | Partager

· Les membres de l'OIT prônent des mesures d'urgence contre les formes les plus odieuses
d'exploitation

· 250 millions d'enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le monde, dont 80 millions en Afrique


Les 174 membres de l'OIT viennent d'adopter un projet de convention interdisant les pires formes de travail et d'exploitation des enfants dans le monde. Etaient présents à l'assemblée annuelle de l'Organisation des Nations Unies à Genève les représentants de leur gouvernement, employeurs et travailleurs. Le Maroc était également représenté, quoique cette représentation ait engendré des remous à Rabat (Cf L'Economiste du mercredi 9 juin). Le texte adopté à l'unanimité exige que les gouvernements prennent "des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants de toute urgence". Il vise à éliminer rapidement l'utilisation des enfants de moins de 18 ans dans le travail forcé, la traite, la servitude pour dettes, la prostitution, la pornographie et les travaux dangereux.
"A tous ceux qui exploitent les enfants, qui les réduisent en esclavage, qui les utilisent pour la prostitution, la pornographie ou la guerre, nous disons aujourd'hui: ça suffit", a déclaré le directeur général du BIT, M. Juan Somavia, saluant le vote unanime. Le traité entrera en vigueur un an après sa ratification par au moins deux Etats. Il vient compléter une convention de 1973 ratifiée par 72 pays. Cette dernière prévoit l'élimination de toute forme de travail des enfants de moins de 15 ans, une ambition à long terme. La nouvelle convention est différente dans le sens où elle veut traiter l'urgence et se concentre sur les formes les plus odieuses d'exploitation.

La pauvreté source du drame


Les responsables de l'OIT et les gouvernements reconnaissent cependant qu'à elle seule la convention ne pourra pas résoudre un drame dont la source est à chercher dans la pauvreté.
Le BIT estime à 250 millions le nombre d'enfants de 5 à 14 ans qui travaillent dans le monde, soit un enfant sur quatre dans cette tranche d'âge. L'Asie en compte 150 millions, l'Afrique 80 et l'Amérique latine 17. Les enfants âgés de 5 à 11 ans et travaillant dans des conditions dangereuses sont évalués à 50 à 60 millions. En chiffres absolus, c'est l'Asie, région la plus peuplée, qui compte le plus de jeunes travailleurs: 61% des enfants au travail dans le monde. Mais, en proportion, le nombre est plus élevé en Afrique. Parmi ces enfants actifs, il y en a des millions qui sont victimes d'exploitation, qui deviennent des esclaves, chair à canon, marchandises sexuelles, bref des petites vies humaines sans importance.

Parmi les formes d'exploitation les plus répandues, l'OIT cite le servage pour dette (une famille endettée paye de ses enfants les dettes qu'elle est incapable de rembourser) et l'utilisation des enfants dans la guerre. Selon l'ONU, 300.000 enfants-soldats ont participé ou participent encore à des conflits régionaux, notamment en Angola, en Sierra Leone, en République Démocratique du Congo, en Afghanistan, au Nicaragua ou au Cambodge.
Autre forme d'exploitation non moins répandue, le trafic. En Afrique, des trafics d'adolescents destinés aux plantations agricoles ont été repérés entre le Gabon, le Togo, le Nigeria et la Côte-d'Ivoire. Des fillettes du Népal se retrouvent prostituées en Inde ou dans les pays du Golfe, et la Thaïlande "exporterait" des mineurs vers le reste de l'Asie. Toujours selon le BIT, un million d'enfants seraient impliqués dans le commerce du sexe en Asie, souvent dans des conditions proches de l'esclavage.

Nadia BELKHAYAT (AFP)

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