×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Une liste SAP des barons de l'industrie

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Les patrons de NRF, Somepi, Brasseries du Maroc, Mazafil, Sincomar, Stokvis, Alcatel Alsthom et bien d'autres veulent conquérir la CCIS de Casablanca. Mais ils incluent sur leurs listes des hommes des petits métiers et quelques dames.


GrilladeS aux abattoirs à 5 heures du matin pour M. Abdelaziz Mentrach, directeur des «Tramports Marocains». Cafés à répétition à 18 heures pour M. Mohamed Ben Chhela, le patron de Stokvis. Ce sont les plaisirs de la campagne électorale auxquels goûtent des patrons d'entreprises modernes, habitués à des cocktails mondains, car le premier est candidat sur le collège services à Aïn Sebaâ, où sur 2.000 votants il y a 500 chevillards. Le second est candidat à Anfa, où sur un même nombre de votants il y a 350 cafetiers et 150 restaurateurs. Chacun de ces deux candidats de la liste «rigueur et crédibilité» doit donc faire un effort d'adaptation à sa cible. Le marketing, bien en vogue dans les entreprises, se transpose sur le terrain électoral: Une campagne électorale, c'est du hors-média bien compris. Au besoin, nos candidats prennent des raccourcis comme les amines. Ils discutent et découvrent ici les problèmes des petits ateliers textiles, là ceux des horaires des cafetiers. «La réponse ne doit jamais être la surenchère démagogique», indique M. Abdellatif Belmadani, président de NRF et tête de liste pour l'industrie à Aïn Sebaâ. Pas question de promettre des baisses d'impôts, des dispenses de CNSS ou des interventions à la Douane. Le discours n'engage pas non plus de polémique ou d'hostilité avec les listes «politiques». En revanche, les candidats mettent l'accent sur leurs propositions plus techniques que celles de leurs concurrents en raison de leur expertise dans leur propre entreprise.

Ils voudraient une CCIS plus «digne» de Casablanca, forte et plus active dans le champ qui est défini par ses statuts.
Ainsi, pour la formation professionnelle, la CCIS devra s'impliquer dans les cursus et les programmes aux côtés des associations comme l'AMITH ou la FIMME, qui avaient reçu délégation pour cela. «Le programme Méda a prévu 38 millions d'Ecus pour la formation. Il appartiendra aux élus de définir les compétences nécessaires à la mise à niveau», indique M. Mohamed Essaâdi (Fadip).
Sur ce plan, la France sert de référence avec un bon millier d'établissements gérés par les CCIS dont les Sup de Co. Cette liste SAP estime que la CCIS doit participer à la formation de tous les hommes dont l'entreprise a besoin, du directeur général à l'agent de sécurité, en passant par le perfectionnement au management de haut vol.
L'information est une autre fonction naturelle des CCIS, jusque là laissée vacante.
Là, il ne s'agit pas de com-muniquer pour paraître, mais de diffuser de l'information d'affaires, notamment au niveau international. «Le World Trade Center aurait dû être logé, tout comme le guichet unique de l'investisseur», affirme M. Belmadani.

Trouver les moyens


La CCIS accompagnerait les délégations d'exportateurs, identifierait les réseaux de commercialisation, sans pour autant marcher sur les plates-bandes du CMPE. «Combien d'investis-sements étrangers n'ont pas eu lieu faute d'une CCIS crédible pour les sécuriser sur la moralité de leur partenaire», regrette M. Jaques O'hana, une autre grande figure des affaires.
Par ailleurs, en matière de création d'entreprise, la CCIS pourrait bien sûr servir d'incubateur ou de vivier de PME, en diffusant des conseils parfois gratuits, souvent payants. Car il ne suffit pas d'avancer des idées aussi utiles et adaptées au besoin soient-elles, il faut trouver les moyens de les financer. D'abord, les membres de la liste «rigueur et crédibilité» estiment qu'on ne peut réveiller la CCIS que progressivement. Ensuite, les moyens issus du décime additionnel à la patente ont été répartis vers les autres chambres faute de projets. Ils devraient revenir. Les services payants sont un moyen d'autofinancement, notamment dans la gestion des infrastructures: une plate-forme de camion TIR extraportuaire et sous douane, le port, l'aéroport. Les entreprises s'y impliqueraient, d'autant plus que ces infrastructures constituent des coûts et des facteurs de compétitivité toujours controversés. Mais bien sûr, il faudra faire avec des ODEP et ONDA bien installés.

Khalid BELYAZID



  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc