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Economie

Une journée au souk rural de Ribat El Kheir
Une région boudée et mal exploitée

Par L'Economiste | Edition N°:1673 Le 30/12/2003 | Partager

. L'atout touristique est évident, mais tout tourne encore autour de l'élevage traditionnelRibat El Kheir, ex-Her Moumou (ou Ahermoumou), est depuis longtemps boudée. Fief des responsables de la tentative de coup d'Etat en 1972, elle est mise en marge du développement rural, comme si elle avait été punie. De grands projets touristiques, une station d'épuration de l'eau et bien d'autres lui étaient destinés à l'époque déjà. Mais l'histoire en a décidé autrement. La région est comme en quarantaine et ses habitants, très fiers, se sentent marginalisés. Qu'à cela ne tienne. Les choses commencent à changer. Un professeur de la région explique que des associations locales commencent à voir le jour. Les gens prennent conscience que s'ils ne s'occupent pas de leur sort, personne ne le fera à leur place. Pistes, accès à l'eau potable, ateliers de couture… plusieurs mini-projets naissent au sein des douars.La région de Ribat El Kheir se situe dans le Moyen Atlas, à 72 km de Fès, sur la route de Taza et à 52 km de Sefrou, sur un plateau, à une altitude de plus de 1.000 m. Ribat El Kheir est entourée d'une ceinture montagneuse, forestière, principalement cèdres et chênes, dotée d'un sol caillouteux. Le mont le plus haut de la région est celui de Bouiblane (également le deuxième plus haut sommet du Maroc) qui culmine à plus de 3.000 m. Ribat El Kheir, de par ses caractéristiques géologiques, est une région à vocation d'élevage, notamment celui des chèvres car les points d'eau y sont nombreux. La forêt sert de pâturage aux troupeaux. L'élevage d'ovins et de bovins y est moins fréquent, mais non négligeable. Concernant l'élevage des moutons, les transhumants se déplacent en début d'hiver en guidant leurs troupeaux à la recherche de pâturages en plaine, où l'herbe est plus riche pour le bétail. Le séjour en plaine permet aussi d'éviter les hivers rudes et secs de la montagne. Les troupeaux reviennent ensuite en montagne au printemps, en début de floraison. Les transhumants se déplacent munis de larges tentes tissées en laine de chèvre. Les bergers et leurs troupeaux, parcourent de très grandes distances. Et les troupeaux comptent souvent plus de 1.000 têtes d'ovins! Le phénomène de transhumance est très présent au Maroc, plus qu'on ne le croie généralement. Les agronomes pensent qu'il mériterait qu'on lui porte beaucoup plus d'intérêt afin qu'il bénéficie de la place qui lui revient dans l'économie agricole de notre pays. Ribat El Kheir, par exemple, constitue le centre de ralliement de tous les villages avoisinants. A ce propos, chaque lundi a lieu un souk dont l'impact économique est déterminant pour tous les habitants de la région (cf. ci-contre). Les jeunes de la région sont soit au chômage, soit fonctionnaires. Les enfants doivent aider leurs parents, parfois en renonçant à aller à l'école. C'est l'élevage traditionnel qui fait vivre toute la zone.M. Kd.

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