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    Une grande fonction d'entreprise s'organise : L'association des acheteurs en gestation

    Par L'Economiste | Edition N°:226 Le 18/04/1996 | Partager

    Après les auditeurs, les trésoriers, les directeurs des ressources humaines, les acheteurs veulent s'organiser. Derrière la profession, les grandes entreprises donneurs d'ordre veulent rationaliser leurs achats.


    Le rôle stratégique de la fonction achat commence à retenir l'attention des grandes entreprises marocaines. Certaines d'entre elles ont décidé de créer l'Association des Acheteurs Marocains. L'objet de cette structure est de permettre aux responsables des achats d'échanger les expériences et les connaissances relatives à cette fonction, en vue de proposer des moyens pour la structure et la doter d'une déontologie qui limiterait les abus et préciserait la relation entre les deux parties contractantes. Le fait est que, pour le moment, cette fonction n'est pas organisée, ainsi que l'atteste M. Benmoussa, directeur de la Bourse Nationale de Sous-Traitance et de Partenariat (BNSTP) qui conduit ce projet dans lequel la CGEM est partie prenante. L'association réfléchira également sur l'opportunité de promouvoir une formation spécifique en collaboration, éventuellement, avec l'OFPPT puisqu'il a été relevé un sérieux manque dans ce domaine.
    La mission des acheteurs est d'assurer l'approvisionnement de l'entreprise dans les meilleures conditions de prix, de qualité et de délais. Tatillons et minutieux, les acheteurs agissent sous la contrainte de la rentabilité, puisque les achats représentent une grande part des des charges d'exploitation, d'où leur fonction stratégique dans l'entreprise.

    Selon l'importance de l'organisation dont elle fait partie, la fonction achat peut être organisée en service, en département ou en direction et, dans de nombreux cas, le directeur des achats et des approvisionnements fait partie de l'état-major de la structure.
    L'efficacité des interventions de l'acheteur se mesure par son aptitude à repérer les meilleurs fournisseurs. Sa tâche est encore plus délicate quand il s'agit de trouver le ou les meilleurs sous-traitants. Pour cela, il doit nécessairement disposer de sources d'information fiables et exhaustives.
    Aucune possibilité ne peut être négligée. Présent dans tous les salons qui ont une relation avec l'activité de son entreprise, l'acheteur ne sous-estime aucun producteur et n'hésite pas à chercher ses fournisseurs dans n'importe quel pays ou continent. En plus des informations purement techniques, en relation avec les caractéristiques des produits à acheter ou à faire manufacturer, le responsable des achats doit également connaître les réglementations du commerce extérieur en vigueur dans tous les pays.

    Un partenariat dans la sous-traitance


    Les connaissances nécessaires à ce type de fonction sont multiples: micro-économie, marco-économie, relations économiques internationales, réglementations nationales en matière de fiscalité, tarifs des transport terreste, aérien et maritime, tarifs des assurances, etc....
    Toutes ces connaissances sont indispensables dans la mesure où elles ont une influence sur la composition du prix des inputs et par conséquent sur celui du produit final. Toutefois, la fonction achat intègre de plus en plus dans ses objectifs des relations de partenariat, ce qui est surtout vrai dans le domaine de la sous-traitance: il ne s'agit plus dans ce cas d'obtenir le meilleur produit au meilleur prix, uniquement, mais plutôt de lier avec le sous-traitant des relations durables. En fait, les donneurs d'ordre préfèrent souvent travailler avec quelques sous-traitants qu'ils connaissent bien, ce qui leur évitera des dépenses en frais d'approche et de prospection. L'intérêt de bonnes relations entre les deux parties devient plus évident dans le cas des entreprises qui ont adopté la méthode des flux tendus (juste à temps). Les livraisons doivent se faire au moment déterminé dans le plan de production, sans rupture. L'industrie automobile offre l'exemple le plus probant à ce sujet. Chaque pièce est livrée au niveau de la chaîne où elle doit être montée. Elle passe directement du remorqueur au montage. Il est par conséquent indispensable que le sous-traitant soit au fait des décisions de production de son donneur d'ordre. A ce titre, de plus en plus de firmes de par le monde ont institué des relations régulières avec leurs sous-traitants pour les mettre au fait des décisions de production et établir avec eux le plan des approvisionnements. Pour l'entreprise donneur d'ordre, le moindre retard, à un niveau quelconque de la chaîne, causerait un préjudice souvent irréparable à la production finale. Or, on sait que la sortie sur le marché du produit est elle-même programmée, conformément au plan de lancement qui obéit à des impératifs de stratégie commerciales. Le retard est souvent fatal.

    Hakim ARIF.


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