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Economie

Une feuille de route pour réanimer le sport

Par L'Economiste | Edition N°:2882 Le 16/10/2008 | Partager

. A peine 0,6% du budget de l’Etat consacré . 1 Marocain sur 6 pratique. Des Assises les 24 et 25 octobreAzur, Bleu, Vert…! Après le tourisme, la pêche, l’agriculture et l’industrie, c’est au tour du sport de se concocter une vision. La formule séduit car c’est la première fois qu’une feuille de route est établie pour sauver un secteur en déroute. Une feuille de route et une méthodologie de travail chiffrée dont les grandes lignes ont été dévoilées par la ministre, Nawal El Moutawakkil. La stratégie sera dévoilée lors des Assises nationales du sport, qui se tiendront les 24 et 25 octobre à Skhirat. Une trentaine d’axes d’amélioration du sport national seront débattus. Les plans d’actions identifiés seront détaillés et enrichis par des groupes stratégiques lors des Assises du sport. L’objectif, selon El Moutawakkil, est d’ancrer «la pratique sportive dans le quotidien et faire du Maroc un creuset de champions».Le constat aujourd’hui est sans appel: football, athlétisme, tennis, boxe… Le Maroc ne cesse d’essuyer les échecs. D’année en année, les performances reculent, depuis 10 ans, dans des disciplines où le Maroc est historiquement performant. Par ailleurs, les Marocains sont peu sportifs: seul 1 Marocain sur 6 pratique régulièrement de l’exercice et moins de 1% est titulaire d’une licence. Le sport de masse, lui aussi, n’est pas du tout développé. A l’école primaire, l’éducation physique est quasi inexistante. Dans les collèges et lycées, elle est très peu pratiquée (seulement 2 heures par semaine!). L’infrastructure des établissements scolaires est «médiocre» et les professeurs pas du tout impliqués. D’où une dynamique et des comportements cassés dès le plus jeune âge. Ce qui ne permet pas de détecter les talents. A qui la faute, à quoi? Les responsabilités sont multiples et partagées. L’absence d’une politique de sport clairement définie est pointée du doigt. En témoigne le budget alloué au département des Sports et de la Jeunesse: 1,29 milliard de DH, soit à peine 0,6% du budget général de l’Etat! Certes, «le projet de loi de Finances 2009 va sensiblement augmenter l’enveloppe allouée au secteur, mais quelle que soit cette rallonge, elle restera insuffisante face aux objectifs assignés et défis à relever». Nawal El Moutawakkil ne mâche pas ses mots. Impossible donc d’avoir une stratégie globale et cohérente dans les conditions actuelles. Il va sans dire que le potentiel sportif des Marocains est sous-exploité. La débâcle des JO de Pékin le prouve amplement. Pourtant, de nombreuses performances ont été réalisées dans le passé (Aouita, Radi, Bidouane, Guerrouj…). En plus, le Maroc dispose de 44 fédérations et plus de 8.000 associations sportives. Mais les résultats sont derrière nous.Face aux contre-performances répétées, un groupe de travail a été chargé d’élaborer une stratégie nationale à l’horizon 2020. Objectif, enclencher de véritables réformes pour un réel envol du sport national. D’autant plus que partout dans le monde, le sport est devenu un véritable ascenseur social et un vecteur d’intégration sociale. Pour analyser la situation, l’intervention du comité de pilotage s’est articulée autour de 3 étapes: un diagnostic et des benchmarks avant d’arriver à l’élaboration d’une stratégie pour le long terme. De nombreux entretiens ont été tenus avec des décideurs politiques, membres d’instances sportives, sponsors, médias… Parallèlement, 6 forums régionaux ont été organisés avec plus de 800 acteurs locaux à Laâyoune, Meknès, Béni Mellal, Marrakech, Tanger et Oujda. Pour couronner le tout, 14 focus groupes ont été réalisés sur l’ensemble du territoire pour les besoins d’une étude sur la perception du sport auprès d’un large public. La perception est globalement négative.Là encore, les faiblesses dégagées interpellent! Pour Laurent Benarousse, du bureau d’études Roland Berger, l’on retient une inadaptation du cadre juridique du sport face aux enjeux actuels (professionnalisme notamment). S’y ajoute une faiblesse du système de formation des cadres sportifs, techniques et administratifs. Pas de formules sport/études, de management sportif ou encore de temps aménagé pour les futurs champions. Les financements de capitaux privés ne suivent pas non plus et le marketing sportif gagnera à se développer (sponsoring, économie du sport…). Le tout sur fond de faiblesses dans le système de détection de talents.Pour plus de recul et de croisements des bonnes pratiques de gestion du sport, un bureau d’études international a procédé à des benchmarks avec la France, la Tunisie, la Turquie. Les résultats ont permis de décliner des orientations et recommandations pour le sport national. De là découle, donc, la Vision 2020 qui est à la fois articulée entre les dimensions régionale, nationale et internationale.L’ambition est de renouer avec la «gloire», faire émerger des sportifs de haut niveau, multiplier les success stories et surtout développer une pépinière de champions.


Hooliganisme

Face à la recrudescence de la violence dans les stades, Nawal El Moutawakkil concocte un projet pour prévoir des sanctions contre le vandalisme. Pour la ministre, un projet de loi est en cours de préparation. Un amendement sortira bientôt dans le code pénal pour mettre fin ou du moins atténuer les dégâts, «à un phénomène importé d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni». Un congrès sur le hooliganisme et la violence dans le sport sera bientôt programmé, annonce la ministre.Amin RBOUB

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