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    Economie

    Une enquête sur le risque-Maroc (1)

    Par L'Economiste | Edition N°:2411 Le 29/11/2006 | Partager

    . Une enquête de terrain sur base d’entretiens semi-dirigés. Un échantillon de 167 filiales d’entreprises étrangères . 75% des firmes implantées sont européennes dont 40% françaises «Risque-pays et stratégies d’investissement, le cas du Maroc» est le titre du livre-enquête de Tarik El Malki, paru ces jours-ci aux Editions Okade. C’est un ouvrage dont on va parler, surtout avec les Intégrales qui sont programmées les 7 et 8 décembre. Cette enquête sur l’investissement direct étranger (IDE) au Maroc vise l’estimation du risque-pays par l’appréciation des investisseurs étrangers, et ce, avec une approche canadienne. Contrairement aux sondages prisés par les banques, la méthodologie utilisée (enquête de terrain) a porté sur des entretiens semi-dirigés.Pour l’auteur de l’enquête, «la pertinence du choix du Maroc, pays arabo-musulman émergent, se trouve dans les changements politiques apparus dans ce pays qui modifient, de façon considérable, le paysage de l’investissement étranger». Pour arriver à un tel constat, Tarik El Malki a établi une cartographie de l’IDE, précisant le pays d’origine de la firme, les secteurs d’activité, les motivations stratégiques, etc. Le choix de l’échantillon a porté sur des entreprises installées dans le centre-ouest et sud, «de sorte à permettre de capter d’éventuelles différences dans les perceptions du risque-pays selon les différentes régions». La provenance des firmes a été déterminante. Selon El Malki, «elle permet de vérifier si les firmes qui proviennent de zones culturelles proches du Maroc ou ayant une relation historique traditionnelle avec ce pays ont une perception différente ou pas de celles culturellement différentes et géographiquement lointaines». De même pour le choix des firmes qui œuvrent dans des secteurs économiques différents, le but recherché, selon l’enquêteur, c’est de «vérifier si les entreprises ayant investi dans des secteurs d’activité caractérisés par une mobilité des capitaux ont une perception différente du risque-pays par rapport aux entreprises ayant investi dans des secteurs à plus faible mobilité en capitaux».Cette méthodologie lui a permis de dégager des résultats suivant trois phases. La première brosse un descriptif général de l’IDE au Maroc. La seconde, affinée par des analyses croisées, a permis de vérifier les relations éventuelles entre certains paramètres que l’auteur a sélectionnés au préalable. Le but, selon lui, est de «vérifier si la perception du risque-pays varie en fonction de certaines variables comme la taille de la firme, l’expérience internationale, le secteur d’activité, le pays d’origine…». La troisième phase présente les facteurs déterminants de l’IDE exerçant une influence dans le choix d’un mode d’investissement en particulier plutôt qu’un autre. A ce propos, Tarik El Malki pointe du doigt cinq modes d’entrée distincts qui ne requièrent pas la même implication et le même investissement en termes de ressources financières et humaines: l’exportation, la licence, la joint-venture, l’acquisition et la nouvelle entreprise. Un constat qui, pour lui, a un impact au niveau du degré de contrôle de l’entité et du risque perçu. A noter que l’enquête a porté sur un échantillon de 167 filiales d’entreprises étrangères établies au Maroc, (axe Kénitra-Casablanca et dans les régions de Marrakech et Agadir). Cet échantillon inclut l’ensemble des secteurs d’activité concernés par l’IDE au Maroc, en prenant en compte la majorité des pays intéressés par ces opérations. Les entreprises ciblées sont de tailles diverses et d’expériences disparates. L’enquête a duré de l’été 2004 à l’été 2005.


    Qui vient plus volontiers au Maroc?

    La majorité des firmes implantées sur le sol marocain sont européennes (75% d’entre elles), plus spécifiquement françaises (à près de 40%). Les autres firmes sont originaires d’Amérique du Nord (Etats-Unis) et des pays arabes (pays du Golfe). En ce qui concerne la taille de ces firmes, mesurée par le chiffre d’affaires, l’étude montre qu’il y a un certain équilibre dans la répartition. Tous les types de firmes sont représentés dans l’échantillon (petites, moyennes, grandes). Cependant, le segment des moyennes entreprises est le segment le plus représenté de cet échantillon. La firme implantée au Maroc a donc tendance à être française et de taille moyenne. Les résultats de l’enquête indiquent aussi que ce sont des firmes relativement jeunes, en termes de «longueur» de leur expérience internationale (mesurée en nombre d’années de présence à l’étranger) et de «diversité», mesurée par le nombre de pays où la firme est implantée. La répartition sectorielle indique une présence de plus en plus importante dans le secteur tertiaire (tourisme, NTIC, ...), même si les secteurs traditionnels de l’industrie restent bien représentés. Toutefois, les firmes qui s’implantent au Maroc ont tendance à être de plus en plus jeunes et à investir dans le secteur des services. Il ressort également de cette enquête que les deux objectifs stratégiques poursuivis par ces firmes lorsqu’elles décident de s’implanter au Maroc sont: l’expansion géographique et la rentabilité et profitabilité du marché local. Bachir THIAM

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