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Affaires

Une dream team à la CCI-Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2312 Le 05/07/2006 | Partager

. Une nouvelle équipe pour relancer l’institution. Diffuser de bonnes pratiques et faire entendre la voix du Maroc dans l’élaboration des standardsLA section marocaine de la Chambre de commerce international (CCI-Maroc) met le paquet pour dynamiser son activité et oublier, une fois pour toutes, le «passage à vide» qu’elle a connu ces dernières années, pour reprendre les mots de son président, Abdelhak Bennani, l’ex-PDG de Wafabank reconverti depuis dans l’immobilier avec succès. Malgré quelques éclats, - l’organisation à Marrakech du Congrès mondial des Chambres de commerce il y a deux ans par exemple-, la structure donnait l’air d’être à bout de souffle faute d’implication et du soutien du Conseil d’administration. Tirant les leçons de cette léthargie, les membres de la Chambre ont procédé à une double restructuration de l’institution. Les statuts ont été revus de fond en comble, l’élection d’un nouveau président (Abdelhak Bennani a succédé à Abderrahman Tazi) et une refonte du Conseil d’administration, en faisant en sorte que ses membres soient réellement actifs. Pour se relancer, la CCI Maroc peut s’appuyer sur une «dream team» dont les membres ont été démarchés par le président qui a dû s’inspirer des mêmes techniques éprouvées pour draguer les grands comptes lorsqu’il présidait Wafabank. Le casting des personnalités impliquées dans la dynamisation de la Chambre est impressionnant: Larbi Bellaha, président du directoire de la Régie des Tabacs-Altadis est vice-président et, en parallèle, il présidera la commission «Prévention des délits commerciaux». Joel Sibrac, président du directoire de BMCI, est en charge d’un domaine qu’il connaît bien. Il pilotera la commission «Techniques et pratiques bancaires». Abderrahman Saaidi, également vice-président, dirigera la commission «Fiscalité», une spécialité que cet expert-comptable et ancien ministre maîtrise parfaitement après l’avoir longtemps pratiquée dans son propre cabinet (Saaidi & Consultants). Dans ce domaine, les thématiques d’actualité ne manquent pas: prix de transfert, conventions fiscales, fiscalité des expatriés, etc. Le travail de la commission consistera à procéder par benchmark des doctrines et des pratiques fiscales et de les relayer auprès des centres de décision afin de favoriser l’ouverture et, pourquoi pas, améliorer l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs, assure Abderrahman Saaidi. Par ce temps de globalisation où chaque pays cherche à attirer les investisseurs, la fiscalité doit être considérée comme un facteur d’ajustement de l’économie et non uniquement comme une cash-machine pour le Trésor. L’exemple de la fiscalité des pensions est à méditer. Le changement du régime d’imposition des retraites a eu des effets au-delà de toute espérance. La ruée des retraités européens ne se limite plus seulement à Marrakech et Essaouira. La «contagion» a gagné aussi les villes de Rabat et, dans une moindre mesure, Tanger, révèle le président de la commission «Fiscalité» de la CCI-Maroc. A la commission «Arbitrage», on retrouve le Pr Mohamed El Mernissi, spécialiste du Droit des affaires et consultant. Ce dernier préside aussi la Cour d’arbitrage (elle est opérationnelle) de la Chambre de commerce international. Le Pr Mernissi aura à déployer toute son énergie pour faire évoluer les mentalités des entreprises marocaines peu enclines à recourir à ce mode de règlement des litiges. Par habitude et par culture, leur premier réflexe est d’aller vers les tribunaux. Dans son plan d’action, la CCI-Maroc se fixe l’objectif de promouvoir l’arbitrage et de faire en sorte que les opérateurs économiques puissent y trouver un outil crédible, efficace et pas onéreux, qui permet de régler leurs différends en toute diligence. Il faut noter que le rôle de la CCI se limite à l’administration de la procédure d’arbitrage et n’a pas pour vocation à s’ériger en instance arbitrale. «Notre rôle est de faire en sorte que la procédure d’arbitrage se passe dans les meilleures conditions de transparence et de sécurité pour toutes les parties», précise Mohamed El Mernissi. Le projet de loi sur l’arbitrage, lancé depuis plusieurs années, est réactivé à la commission de la législation à la Chambre des représentants. Les propositions d’amendement du texte émanant d’élus sont en cours de discussion. Comme partout dans le monde, la Justice de l’Etat est jalouse de ses prérogatives et voit en l’arbitrage un concurrent et une justice parallèle qui vient marcher sur ses platebandes. Tout le problème est de convaincre que l’on peut déplacer le curseur sans trop gêner la procédure en imposant beaucoup d’interventions judiciaires.Karim Bernoussi, PDG de Transcom World Wide et ex-Microsoft, présidera la commission «Commerce électronique». Celle du Droit et des pratiques du commerce international a été confiée à Jaloul Ayed, administrateur directeur général de BMCE Bank. Les deux autres commissions «Marketing et publicité» et «Concurrence et mondialisation» seront respectivement drivées par Ahmed Chami, fraîchement nommé à la présidence de Mondial Assistance et directeur général du groupe Saham, et Ali Moamah, PDG de Sinfa (composants automobiles) et ancien président de l’Amica. La mondialisation, il connaît bien. Les sous-traitants marocains de composants automobiles ont été parmi les premiers à être exposés à la globalisation avant qu’elle ne rattrape les autres secteurs. L’implication de ces personnalités est en soi un gage de l’efficacité de l’action que la Chambre de commerce internationale compte déployer. Dans la conférence de presse de présentation du plan d’action 2006, les membres du Conseil ont annoncé une grosse conférence sur l’arbitrage à la rentrée de septembre. Elle sera suivie par bien d’autres sur la contrefaçon et la piraterie et sur la fraude financière et maritime.Salma El HARIRI & Abashi SHAMAMBA

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