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    Une batterie de mesures pour redynamiser la bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:814 Le 20/07/2000 | Partager

    • Les professionnels reprochent aux autorités de tutelle leur faible implicationRIEN ne va plus à la Bourse de Casablanca. Les cours poursuivent leur chute effrénée au grand désarroi des investisseurs, mais aussi des professionnels de la place. En attendant, les concertations entre les différentes parties prenantes se multiplient, un comité de réflexion (professionnels/autorités de tutelle) a vu le jour. Objectif: redonner des couleurs à une place qui semble s'enfoncer lentement sans pouvoir se ressaisir. C'est dans ce contexte que la jeune association AMEEN (Association Marocaine des Economistes d'Entreprise) a organisé une table ronde hier en partenariat avec la SBVC (Société de Bourse des Valeurs de Casablanca). Pour Mme Fathia Bennis, directeur général de la SBVC, la désaffection des épargnants s'explique par une série d'éléments qui, conjugués, font de la Bourse ce qu'elle est aujourd'hui. La lenteur du programme de privatisation, l'absence de culture boursière, la faiblesse du taux d'épargne, le retrait d'investisseurs étrangers, la fiscalisation des plus-values mobilières et la faible implication des institutionnels sont autant d'éléments qui expliquent la situation actuelle. A cela s'ajoute le manque de transparence de la part des émetteurs qui se suffisent aux seules communications imposées par la loi. Les professionnels reprochent également aux autorités de tutelle leur manque d'engagement vis-à-vis d'une bourse en pleine mutation. Pour parer à cette situation, les intervenants ont préconisé une série de mesures. Arrive en tête, une révision de la réforme de 1993 et la suppression des critères quantitatifs d'introduction, l'attribution des marchés publics aux sociétés cotées, le parachèvement de la réglementation du marché (offres publiques, circulaire régissant la profession,...).Pour sa part, le CDVM (Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières) montré du doigt pendant longtemps pour son indifférence, a surpris en annonçant une série de mesures pour redynamiser la place. Le gendarme du marché, représenté par M. Mohamed Othmane Amrani, entend hisser le marché aux standards internationaux en encourageant l'appel public à l'épargne (APE) et le renforcement de la protection des investisseurs. Le CDVM s'est d'abord penché sur l'aspect quantitatif et qualitatif des informations diffusées par les émetteurs. Dans ce sens, un Dahir soumis au Ministère de l'Economie et des Finances propose une amélioration en termes de fréquence et de contenu des communications financières. «Nous avons suggéré le passage à des communications trimestrielles au lieu de semestrielles et l'amélioration de son contenu avec la publication du compte des produits et charges qui renseigne mieux sur la rentabilité financière«, a expliqué M. Amrani. Autre projet annoncé par le CDVM, l'amélioration de la qualité des rapports de gestion diffusés lors des AGO et qui demeurent pour l'heure «lacunaires«. Parallèlement, l'institution prépare de nouvelles circulaires dans le cadre du contrôle des opérateurs (relations sociétés de bourse/clients, sociétés de bourse/Dépositaire, OPCVM ). A cela s'ajoutent le renforcement du contrôle des opérations boursières à travers un nouveau système de surveillance, la protection des investisseurs, notamment minoritaires (projet de loi soumis au Ministère des Finances), la simplification des procédures dAPE ainsi que la réduction de ses propres commissions (-50% pour les actions, -75% pour les obligations et -30% pour lesOPCVM). Y. M.• En bref Wanadoo gagne 10,5% à 21 Euros le premier jour de sa cotationLe titre Wanadoo, la filiale Internet de France Telecom, gagnait 10,5% à 21 Euros dès le début de sa cotation à l0h00 GMT, sur le premier marché à règlement mensuel de la Bourse de Paris. Le prix de l'action avait été fixé mardi soir à 19 Euros, dans le haut de la fourchette de prix (17 à 20 Euros) sans être au maximum, afin de préserver une marge d'appréciation au titre pour son entrée officielle en bourse mercredi. Le titre était le plus traité à midi au premier marché de la Bourse de Paris, avec 206,2 millions d'Euros de transactions quinze minutes après la première cotation.La filiale de France Telecom a séduit 1,6 million d'actionnaires individuels pour introduire en bourse 10% de son capital, tandis que les investisseurs institutionnels ont souscrit l'offre 16 fois, ce qui constitue un succès dans le climat boursier très circonspect vis-à-vis des nouvelles valeurs. Le placement a été souscrit 5,6 fois par les particuliers et 16 fois par les investisseurs, permettant à France Telecom de proposer un prix de 19 Euros, dans le haut de la fourchette de prix de 17 à 20 Euros.

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