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    Un rapport incrimine la politique des barrages dans le monde

    Par L'Economiste | Edition N°:911 Le 07/12/2000 | Partager

    . Si les barrages ont permis la production de 19% de l'électricité mondiale, ils ont aussi entraîné le déplacement forcé de 40 à 80 millions d'habitantsLA Commission mondiale des barrages remet en cause un des fondements de la politique de développement en prônant une «nouvelle approche« de ces édifices. A l'occasion d'un rapport présenté récemment à Londres, cette commission indépendante, créée en 1998 à l'initiative de la Banque Mondiale, s'alarme du coût humain et environnemental des 45.000 barrages édifiés dans plus de 140 pays. S'ils ont permis la production de 19% de l'électricité mondiale, ils ont aussi entraîné le déplacement forcé de 40 à 80 millions d'habitants. «Une tragédie humaine«, résume le rapport, le premier du genre, fruit de deux ans de travail. Les 12 membres de la Commission -qui inclut représentants de l'industrie des barrages, gouvernements et environnementalistes- s'interrogent aussi sur l'efficacité de nombre de ces édifices qui ont inondé «des plaines et des forêts« et bouleversé «les vies«. «Dans de trop nombreux cas, le prix payé par les personnes déplacées, les communautés en aval, les contribuables et le milieu naturel a été inacceptable et souvent inutile«, estime le rapport. Le président de la Commission indépendante, le Sud-Africain Kader Asmal ne souhaite pas un «moratoire« sur les projets existants, mais plutôt une «nouvelle approche«. Leitmotiv: une «réelle concertation des populations«, «une transparence« et «une recherche de solution alternative (solaire ou éolienne). Une tendance au «partenariat« désormais revendiquée par la Banque Mondiale, qui a financé 1% des barrages dans le monde (sur un total de 42 milliards de Dollars de financement par an...). La Commission a étudié en détail huit grands barrages et passé en revue un total de 125 grands barrages. Deux rapports séparés s'attardent sur la Chine et l'Inde, qui abritent deux des projets les plus pharaoniques -les Trois Gorges (Chine) et la rivière Narmada (Inde). «L'Inde a construit 3.300 barrages, écrit dans «Le coût de la vie«(1) l'écrivain indienne Arundhati Roy. 250 millions d'Indiens ne disposent pas d'eau potable et 80% des foyers ruraux n'ont pas d'électricité.C. LossonSyndication L'Economiste-Libération (France)(1) Publié chez Arcades Gallimard.

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