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    Un rapport de la Commission européenne : Tomates: La position du Maroc sur le marché de l'UE

    Par L'Economiste | Edition N°:239 Le 18/07/1996 | Partager


    Le rapport de la Commission Européenne sur le secteur de la tomate est clair: les exportations marocaines ne créent pas de perturbations sur le marché de l'UE. Pour les professionnels marocains, ce rapport ne fait que confirmer ce qu'ils savaient déjà avant la mise en application de la nouvelle réglementation issue des accords du GATT.


    "Les importations des pays tiers, et notamment d'origine marocaine, se font principalement sur le marché français. Il semble que ces importations ne perturbent pas le marché communautaire". La Commission Européenne a adressé au Conseil, sur sa demande, en juin 1996, un rapport sur la situation de la tomate au niveau de l'UE. Ce rapport a été élaboré sur la base d'une enquête effectuée auprès des Etats membres afin de confronter et de confirmer les données existantes et ce, sur les plans de la production et de la commercialisation. La période analysée s'étale sur cinq ans, de 1990 à 1994(1).

    Ce rapport, souligne AFB dans son dernier éditorial(2), "confirme ce que l'on savait déjà avant la mise en application de la nouvelle réglementation issue des accords du GATT à partir de janvier 1995 et dont le mécanisme s'est révélé beaucoup plus diabolique et pernicieux que le système du prix de référence". Ainsi, les échanges communautaires ont augmenté de 27% depuis 1990, profitant essentiellement à l'Espagne. Le Maroc demeure le principal fournisseur de l'UE, représentant 86% des importations de tomates en provenance des pays tiers. Il n'en demeure pas moins que la part du Maroc par rapport à la consommation globale européenne demeure marginale.

    Bonne conscience pour un bon élève


    "En entreprenant cette étude qui gratifie le Maroc, la Communauté ne se donne-t-elle pas bonne conscience lorsqu'elle constate que le Maroc est un bon élève, respectueux des réglementations communautaires?", s'interroge AFB. Pour les professionnels, une origine exposée à des sanctions (prix d'entrée et ses conséquences) devient "une origine douteuse et peu crédible" vis-à-vis de ses fournisseurs et de la distribution moderne qui impose des principes de continuité et de régularité.
    Représentant 14,7% de l'ensemble des légumes produits dans l'UE, la tomate est devenue de plus en plus "un légume de base dans la diète européenne. Sa part dans le budget communautaire est de 9.4 Mécus qui sont utilisés pour l'intervention communautaire du marché".

    L'analyse globale effectuée, indique le rapport, "permet d'affirmer que le marché communautaire de la tomate destinée à la consommation en frais semble être globalement équilibré, avec des oscillations normales qui caractérisent un marché dynamique". En dépit de la hausse de la consommation depuis 1990, qui semble se stabiliser pour l'avenir, la production communautaire et les superficies sont en régression. Les évolutions des techniques de culture se sont cependant appuyées sur une innovation qualifiée de "remarquable". Ceci a provoqué une forte augmentation des rendements. La demande évolue progressivement vers la diversité et la qualité. Les nouvelles variétés les plus prisées sont la tomate "cerise", la tomate attachée à la tige ou "tomate en grappe" ou les variétés avec des qualités organoleptiques plus proches des tomates de "plein air". Aujourd'hui, "l'adaptation de l'offre est l'une des clés pour le dynamisme de ce marché".

    L'Espagne, plus gros fournisseur


    Le volume croissant des échanges intra-communautaires montre un fonctionnement satisfaisant du secteur. La plus grande partie du volume des expéditions intra-communautaires en 1994 revient à l'Espagne avec 618.000 tonnes (dont 306.000 des Canaries), pays ayant doublé ses expéditions depuis 1990. Toutefois, indique l'étude, la distribution des calendriers traditionnels d'expédition hiver/été est révolue. Le nouvel équilibre qui devra s'établir pour 1,3 million de tonnes qui sont concernées par les échanges sera un élément clé pour la solution des conflits Nord/Sud.
    Par ailleurs, l'étude met en exergue l'évolution constante des exportations européennes, notamment sur les pays de l'Est qui, selon un professionnel marocain, "révèlent encore un formidable potentiel d'exportation pour les années à venir, vu l'évolution prévisible de la consommation des produits frais dans cette région du monde". Les exportations communautaires ont enregistré en l'espace de quatre ans une augmentation de l'ordre de 24%.

    Enfin, la Commission indique ne pas posséder d'informations concernant les aides nationales, financées totalement par les Etats membres, destinées spécifiquement au secteur de la tomate. Une aide pour ce secteur a été demandée dans le cadre des aides dites "de sauvetage" qui sont actuellement en cours d'examen par la Commission.

    Meriem OUDGHIRI

    (1) Cette période comprend trois campagnes où l'Espagne était encore en période transitoire d'adhésion pour ce produit et donc soumise à prix d'offre et deux campagnes (93 et 94) où ce pays ne gardait qu'un système de surveillance statistique des expéditions.
    (2) AFB News n°49 (du 1er au 15 juin 1996).

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